Le coeur à la danse

Astrid Raymond de Saint-Joachim-de-Shefford fait sa marque dans... (fournie)

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Astrid Raymond de Saint-Joachim-de-Shefford fait sa marque dans l'univers de la danse sportive.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Saint-Joachim-de-Shefford) Danser. Frôler à peine le sol. Briller de mille feux. Âgée d'à peine 16 ans, Astrid Raymond connaît bien la sensation grisante des compétitions de danse sociale et maintenant de danse sportive. C'est sa passion et elle y excelle.

La jeune Joachimienne pratique la danse sociale depuis qu'elle est toute petite. Ses compétences et son ambition l'ont toutefois amenée, il y a un an et demi, à traverser la ligne. «J'ai changé de monde. Si tu veux faire des compétitions de niveau international, il faut aller en danse sportive. Je suis la seule à Granby», fait remarquer sans aucune vantardise celle qui est membre de l'École de danse sociale et internationale de Granby.

«La danse, c'est mon échappatoire, ma passion. J'adore ça.»

Avec son partenaire, Isaac Poirier, de Victoriaville, elle gravit les échelons. Récemment, à la Classique du Québec, la plus importante compétition du genre au Québec, le duo a mérité l'or dans les six catégories où il était inscrit.

Pour faciliter leur progression, Isaac a accepté de changer d'école de danse. Le duo se rencontre aussi dans des écoles professionnelles à Montréal. Ensemble, ils peaufinent les dix danses imposées à ce niveau: la samba, le cha-cha-cha, la rumba, le paso doble et le jive, ainsi que la valse anglaise, le tango, la valse viennoise, le foxtrot et le quickstep. 

Organisée

Étudiante de cinquième secondaire au programme d'études internationales à J.-H.-Leclerc, Astrid Raymond n'a pas beaucoup de temps pour le farniente. Entre l'école, ses travaux scolaires, ses six à huit heures d'entraînement hebdomadaire, ses compétitions et ses nombreux déplacements, sa vie est réglée au quart de tour.

«C'est beaucoup d'organisation. Ça prend un bon équilibre. Disons que mon mode de vie est un peu différent des autres jeunes de mon âge...», glisse-t-elle. 

Pour son projet personnel, à l'école, Astrid n'a pas eu à se creuser bien longtemps les méninges. Elle a choisi la danse, tout naturellement. Le maquillage, la mise en forme, l'histoire, les costumes, la nutrition... Elle aborde tous les sujets liés à ce milieu bien particulier dans un joli livre illustré qu'elle a intitulé Accordez-vous cette danse.

«J'en ai écrit de grands bouts dans la voiture entre deux activités!»

Onéreux

De cette discipline dont elle est folle, Astrid retient surtout l'aspect social. «J'aime la relation qu'on a avec les gens. Et c'est mon sport. Ça me tient en forme et ça regroupe tous les arts que j'aime: la danse, le théâtre...»

Le plus difficile, on le devine facilement, c'est la charge financière qui accompagne ce mode de vie. Les souliers, les robes hors de prix, les déplacements, les repas, les frais d'inscription, les cours, tout cela gruge un budget. Parlez-en à sa mère, Julie Brodeur, dont les trois enfants dansent. «On organise des événements-bénéfices à l'occasion. Ça nous aide. L'été, Astrid travaille aussi pour contribuer.»

Ayant déjà atteint le niveau or, elle obtiendra cet été son statut préamateur. Ne restera que le niveau amateur avant de devenir professionnelle. «Mais je ne veux pas en vivre, dit-elle. Je veux faire des études supérieures en santé. C'est difficile de concilier les deux, mais c'est faisable. Je ne veux pas lâcher la danse.»

D'autant plus que le meilleur est à venir. D'ici un an, la demoiselle et son partenaire prévoient prendre part à des compétitions aux États-Unis.

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