Vernissage au CINLB: regard sur la nature

Bernard Valiquette pose un regard tout spécial sur... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Bernard Valiquette pose un regard tout spécial sur la nature à Granby.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La photographie permet de poser un deuxième regard sur ce qui nous entoure, selon Bernard Valiquette. Le photographe propose sa vision à travers ses Fenêtres sur Granby II: une nature à protéger. L'exposition fait voir les côtés poétiques de l'environnement naturel de Granby, mais aussi ses horreurs qui sont le résultat, bien souvent, de la main de l'Homme.

M. Valiquette a mis cinq ans à réaliser et réunir les oeuvres qu'il expose au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB). «Ma démarche est toute simple. La nature est une source d'inspiration. J'ai photographié ses beautés et ses détresses, comme les pollutions ponctuelles ou diffuses et les plantes envahissantes.»

Ainsi, on y voit parfois des déchets dans l'eau, par exemple, ou encore le nerprun bourdaine prendre la place d'un buisson dont le rôle était de stopper l'érosion des berges. Le photographe a d'ailleurs aimé montrer le temps qui passe en immortalisant le même endroit sur les quatre saisons.

Il montre aussi l'évolution dans le temps d'un saule pleureur au bord de l'eau qui avait un effet rassembleur. Malade, il a été coupé. On assiste donc à sa vie étincelante jusqu'à sa mort.

«Certaines fenêtres sont pour l'éducation à l'environnement, explique celui qui est aussi bénévole et chargé de projet pour la Fondation SETHY. Avec ces projets, c'est une façon pour moi d'amener les jeunes à s'intéresser aux enjeux environnementaux.» On parle notamment de corvée pour arracher le nerprun bourdaine.

Il tient ainsi à sensibiliser et à faire découvrir aux gens ce qui les entoure. Comme il est lui-même conscient de la fragilité de l'environnement, tous les profits de la vente des oeuvres seront remis à la Fondation pour la Sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SETHY).

Pour demeurer cohérent dans ses propos, il a imprimé toutes des oeuvres sur un matériau recyclé ou à faible empreinte écologique. Des photos sont donc imprimées sur l'endos de vieilles pancartes électorales, sur du carton et papier 100% recyclables, certifiés FSC (Forest Sterwarship Council), ou encadrées dans des cadres remis à neuf.

Le vernissage de l'exposition s'est tenu jeudi soir, précédant l'Assemblée générale annuelle de la Fondation.

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