David Thibault: la vie après Elvis

«Je veux quelque chose de moderne avec un... (photo Camirand)

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«Je veux quelque chose de moderne avec un côté vintage. Je cherche le son qui va m'appartenir», affirme David Thibault au sujet de son futur album de pièces originales.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

David Thibault est revenu dans l'actualité dernièrement, après avoir été «découvert» sur internet par Ashton Kutcher, Lil Wayne, Chris Brown et DJ Pauly D. Ces célébrités américaines qui, ensemble, cumulent plusieurs millions d'admirateurs sur les réseaux sociaux, ont publié sur leur compte respectif la vidéo virale de David interprétant Blue Christmas d'Elvis Presley... datant de décembre 2013.

À l'époque, ces images avaient propulsé l'adolescent de 16 ans de Saint-Raymond-de-Portneuf dans un véritable tourbillon médiatique. Dans les mois suivants, les médias se l'arrachaient, le téléphone sonnait abondamment. On l'a même invité à des émissions de télévision aussi populaires que le Ellen DeGeneres Show et le Today Show aux États-Unis.

Puis, toujours en 2014, il a fait un tabac à The Voice en France.

Une popularité instantanée qu'il avoue aujourd'hui avoir eu du mal à digérer. «Ça faisait très peur. J'ai eu l'impression de me lancer dans le vide. Mais après deux ans, ça va mieux. Je suis bien entouré. Il faut s'accrocher à ses valeurs, à sa famille et ses amis. Et il faut aussi ne pas trop penser au futur. J'y vais une journée à la fois», dit-il.

Il n'avait jamais imaginé que les choses tourneraient ainsi. «Je ne pensais pas aller à The Voice et aux États-Unis. Je ne savais pas vraiment ce que c'était et je pense que ç'a été bénéfique pour moi. C'était moins stressant comme ça.»

Le jeune homme avait des rêves simples - «chanter et faire des shows», dit-il - et ils se sont tous réalisés. Mais il tripe encore, prend-il soin d'ajouter.

À 18 ans, la vie de David Thibault est tout sauf ordinaire, bien loin de la réalité des gars de son âge. «Ma vie d'ado, c'est fini. Ces temps-ci, je suis un peu en deuil de cette différence. J'ai eu des hauts et des bas comme tout le monde, mais ça va bien», dit-il.

Avec le recul, a-t-il l'impression d'avoir été trop jeune pour vivre un tel tsunami? «L'âge n'a pas vraiment d'importance. C'est arrivé parce que ça devait arriver comme ça», assure-t-il.

N'empêche, c'est au Québec qu'il se trouve le mieux. «Je suis toujours content de revenir. Si je peux rester ici le plus souvent possible, tant mieux. Je suis bien chez moi.»

En spectacle demain

Dans le cadre de sa tournée québécoise, David Thibault fera un arrêt au Palace de Granby demain, 21 février à 14h, pour présenter son spectacle éponyme. Il y aura du Elvis, bien sûr, mais aussi des succès de Johnny Cash, de Jerry Lee Lewis et autres icônes des années 50 et 60. Le chanteur/guitariste devrait être entouré de choristes, d'un batteur, d'un pianiste, d'un contrebassiste et d'un guitariste.

«On a changé certaines choses au spectacle ces derniers temps. On a ajouté des tounes, on a enlevé quelques pièces d'Elvis. Je veux montrer aux gens que je peux chanter avec ma propre voix. Je trouve important de faire autre chose et d'évoluer», fait-il remarquer.

Pas un, deux albums

Annoncé pour 2015, son mini-album de reprises est devenu, en cours de route, un album complet, enregistré dans le même ton que son spectacle. C'est donc 12 chansons des années 50 et 60 que ses admirateurs pourront entendre sur cet opus dont le lancement est prévu pour le mois prochain.

Avec Universal Music en France, il prévoit également mettre sur le marché un second album, cette fois composé de pièces originales. Des auteurs-compositeurs collaboreront à cette mouture, dont la date de sortie n'est pas encore fixée.

Fou de musique rétro, il en écoute depuis l'enfance. Mais Adele, Bruno Mars et Michael Jackson viennent se glisser çà et là dans ses préférences musicales. Cela influencera-t-il la couleur de l'album? «Je veux quelque chose de moderne avec un côté vintage. Je cherche le son qui va m'appartenir.»

Quant à son avenir, il préfère ne pas se projeter trop loin. À court terme, David se concentrera sur sa tournée québécoise, mais on sent que la France et les États-Unis ne sont jamais bien loin.

«Rien n'est impossible. Je fais confiance en la vie. Je suis entre de bonnes mains avec mon gérant Martin Leclerc. Avec lui, c'est une étape à la fois, et c'est parfait comme ça.»

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