Étienne St-Amant: l'artiste scientifique

Étienne Saint-Amant devant l'une des 16 oeuvres qu'il... (Photo Janick Marois)

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Étienne Saint-Amant devant l'une des 16 oeuvres qu'il expose à Arts Sutton jusqu'au 20 mars.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(GRANBY) Qui aurait cru que les mathématiques pouvaient mener à l'art visuel? Après avoir vu les oeuvres d'Étienne Saint-Amant, le doute fera place à la certitude. Pour plonger en direct dans l'univers de cet artiste scientifique, il suffit de se rendre à la galerie Arts Sutton du 19 février au 20 mars, où il présente son exposition solo Transmission.

Natif et résidant de Sherbrooke, ce maître ès sciences en informatique - avec cheminement spécialisé en imagerie et médias numériques - a choisi de combiner ses deux passions pour en faire son gagne-pain. En 2011, il a fait le grand saut dans le monde des arts, et il en vit désormais.

«J'ai toujours aimé les maths. Au secondaire, je tripais sur un magazine de mathématiques dans lequel les images étaient renversantes. Je me demandais pourquoi ces mathématiques ne pourraient pas me permettre de peindre. Alors, j'explore ce moyen d'expression depuis 20 ans», raconte-t-il.

Difficile à décrire, sa démarche est hautement technologique. «Sur un écran d'ordinateur, j'ai un langage mathématique; et le résultat - un cercle, un nuage par exemple - sur un autre. Mon processus créatif, c'est de rendre ces images expressives pour en faire des oeuvres d'art. Au lieu de la peinture ou de la photographie, c'est un autre langage. J'utilise des données et j'en fais de l'art.»

À partir d'une idée de départ, l'artiste de 37 ans laisse aller sa créativité. «Je fais beaucoup de recherche et ça me nourrit constamment.»

«J'invente mes styles, techniques et outils en utilisant ma science tout au long de ma démarche. Les mathématiques deviennent alors matières et pigments», écrit-il sur son site.

À Sutton, Étienne Saint-Amant proposera 16 oeuvres, de grands formats pour la plupart. Chacune est présentée sur du papier photo, recouverte d'acrylique muséal et soutenue par un support d'aluminium.

Le titre Transmission, laisse-t-il entendre, fait référence à la neurotransmission, mais aussi à la transmission de son savoir. «Je ne veux pas enseigner, je veux transmettre.»

Les visiteurs ne seront pas étonnés de découvrir, par exemple, des images de connexions neuronales - d'une étonnante beauté - recueillies... par résonance magnétique.

De l'avis même de leur créateur, ses tableaux ont un impact visuel important. «Les yeux sont attirés vers eux. L'esthétisme pour moi est incontournable», mentionne-t-il.

Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle de plus en plus pour réaliser des oeuvres qui sont ensuite intégrées à même l'architecture de certains bâtiments.

Bref, les choses vont bien pour Étienne Saint-Amant. Sa réputation dépasse maintenant les frontières du Québec et ses oeuvres commencent à voyager.

Un avenir qui s'annonce prometteur, non seulement pour lui, mais pour tout le domaine dans lequel il évolue. «L'art mathématique va prendre autant de place que la photographie dans le futur, assure-t-il. Là, je fais du deux dimensions, mais ça pourrait un jour être en 3 D.»

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