Un dresseur d'animaux critique Leonardo DiCaprio

Le dresseur d'animaux John Scott estime que Leonardo DiCaprio... (Archives Associated Press)

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Le dresseur d'animaux John Scott estime que Leonardo DiCaprio (photo) est un bon acteur, mais que «ses idées sur la vie courante laissent à désirer».

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
Calgary

L'acteur principal du film «The Revenant», Leonardo DiCaprio, ne sait tout simplement pas de quoi il parle quand il dit avoir constaté les effets des changements climatiques lors du tournage, qui s'est déroulé en partie en Alberta, selon le dresseur d'animaux canadien embauché pour le film.

En entrevue avec le magazine «Vanity Fair», DiCaprio a affirmé avoir été témoin des conséquences «terrifiantes» du réchauffement de la planète en Alberta alors qu'il y avait par moment plusieurs mètres de neige qui se retrouvaient à fondre rapidement au passage d'un vent chaud.

Or, les résidants de l'endroit savent qu'il s'agit du fameux chinook, qui passe chaque hiver depuis des siècles dans la région.

John Scott, qui a sélectionné les nombreux animaux présentés dans le long métrage, a critiqué l'acteur pour avoir tracé un lien entre deux phénomènes. M. Scott estime que DiCaprio est un bon acteur, mais «ses idées sur la vie courante laissent à désirer», a-t-il remarqué.

Le film hollywoodien, qui a reçu 12 nominations au gala des Oscars, a été filmé en partie en Colombie-Britannique et dans le comté de Kananaskis, au sud-ouest de Calgary.

Le rôle du trappeur Hugh Glass constituait tout un défi d'interprétation pour Leonardo DiCaprio, qui a déjà été récompensé de plusieurs prix.

Nombreuses difficultés

Or, le dresseur d'animaux s'est heurté à plusieurs difficultés lui aussi. John Scott a dû trouver des chevaux, des sangliers, des bisons et même des fourmis, ce qui est difficile en hiver.

«Il y a beaucoup de fourmis ici, à l'été, mais c'était l'hiver, alors nous avons dû les faire venir de Toronto et de l'Oregon», a-t-il souligné en entrevue.

M. Scott devait également s'assurer de protéger les bêtes. «Le cheval tombe d'un ravin? Nous devions fabriquer un cheval mécanique et après nous devions trouver un cheval empaillé», a-t-il expliqué, ajoutant que de telles choses pouvaient coûter plus de 20 000 $ chacun.

John Scott, qui est originaire de Longview, en Alberta, a déjà travaillé sur d'autres films connus, dont «Unforgiven» («Impitoyable») et «Lord of the Rings» («Le Seigneur des anneaux»).

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