Festival de la chanson: du sang neuf à la direction artistique

Armé de sa solide expérience, Robert Bellefeuille quittera... (courtoisie Maxime Côté)

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Armé de sa solide expérience, Robert Bellefeuille quittera le milieu du théâtre pour plonger dans l'univers de la chanson, le temps du Festival.

courtoisie Maxime Côté

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Des changements se feront sentir cette année au Festival international de la chanson de Granby. La direction artistique et la mise en scène des quatre demi-finales et de la grande finale du concours porteront désormais la touche de Robert Bellefeuille.

Pour le commun des mortels, ce nom ne veut peut-être pas dire grand-chose. Dans le milieu, cependant, la réputation de Robert Bellefeuille le précède. Cet homme de théâtre polyvalent a une longue et riche feuille de route. Depuis 2009, il dirige le programme de mise en scène à l'École nationale de théâtre.

Suffit de l'entendre parler de ce nouveau défi au FICG pour saisir l'ampleur de son enthousiasme. «Le théâtre et la musique, c'est le même territoire. C'est un vertige stimulant pour moi. Mais je sais exactement dans quoi je m'embarque et je vais être prêt pour ce qui m'attend. Ça me tente au boutte!», lance-t-il sans crainte.

Heureusement, car la tâche ne sera pas mince. Non, diriger des acteurs et des chanteurs «n'est pas du tout la même chose». «Il y a des bases communes, avec des différences notables», fait remarquer celui qui a joué, écrit et mis en scène de nombreuses oeuvres théâtrales, dont quelques opéras.

Mais peu importe l'artiste, son rôle demeurera sensiblement le même. «Je dois me demander comment je peux révéler cette personne. Je ne vais pas défaire les choses. Je vais travailler avec de la matière brute, sans la dénaturer. Les chanteurs ont deux minutes et demie pour se raconter, en allant à l'essentiel, en allant chercher l'émotion et en faisant bonne impression. Ça s'appelle de la présence.»

Robert Bellefeuille n'a jamais mis les pieds au Festival international de la chanson de Granby. Il ne voit pas cela comme un désavantage. Au contraire. «Je suis neuf. Je ne suis pas contaminé par quoi que ce soit. Et je suis quelqu'un de très ouvert.»

Collaboration

Le directeur général du Festival, Pierre Fortier, ne cache pas que l'arrivée de Robert Bellefeuille derrière la scène représente un choix stratégique. «On est très contents, car on veut se rapprocher de l'École nationale de théâtre. Plus on a de partenaires ayant à coeur la chanson francophone, mieux c'est. Surtout quand ils sont aussi prestigieux.»

La réputation, la crédibilité et la qualité du travail de Robert Bellefeuille ont pesé lourd dans la balance, affirme Pierre Fortier. «On s'est rencontrés et on a senti que ça cliquait. Il a aimé le projet. Pour les gens de théâtre, c'est intéressant d'avoir l'occasion de travailler en chanson. C'est gagnant-gagnant pour tout le monde.»

C'est aussi ce que pense Robert Bellefeuille. La réalité de 2016, dit-il, fait que tous les domaines s'entremêlent, que les artistes sont désormais appelés à travailler sur divers projets avec beaucoup de polyvalence. «Il y a maintenant un décloisonnement très intéressant.»

M. Bellefeuille sera à Granby à temps plein durant trois semaines cet été. Mais il n'arrivera pas les mains vides. Il aura d'abord rencontré les demi-finalistes en avril et se sera consciencieusement préparé. «Je vais me pointer avec mon expérience et l'esprit libre. On va aller au bout de ça!»

Depuis 2013, la direction artistique et la mise en scène des demi-finales et de la finale du Festival étaient assurées par la metteure en scène, chorégraphe et interprète Katia Gagné.

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