Miro Belzil «Je suis un drogué de création»

Miro Belzil touche à plusieurs choses, mais c'est... (photo Guillaume Pelletier)

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Miro Belzil touche à plusieurs choses, mais c'est surtout à travers le duo Blé (avec son bon ami Thierry Doucet) qu'il fait sa marque.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Quel genre de bibitte est Miro Belzil? La question se pose au sujet de ce jeune Granbyen devenu Montréalais, qui fait un tabac sur le web et qui compose la moitié du duo Blé. «Je suis un drogué de création», résume-t-il en quelques mots.

L'art prend effectivement beaucoup de place dans sa vie. Avec son bon ami Thierry Doucet, il surfe sur le succès du second album de Blé, Pluie de grêle, lancé en novembre, tout en demeurant très présent sur YouTube.

Tout a commencé par la musique. À l'âge de deux ans et demi, il avait déjà un violoncelle entre les genoux. La guitare électrique est arrivée plus tard, à un époque adolescente de sa vie où le violoncelle était un peu moins cool... «J'ai testé beaucoup d'instruments», dit-il.

Dans ces mêmes années, il a commencé à tester le pouvoir des médias sociaux. Par pur plaisir, le jeune homme et ses amis de Granby diffusaient des vidéos absurdes sur YouTube. «Puis j'ai rencontré Thierry il y a trois ans par l'intermédiaire d'un ami. Il avait déjà sa propre chaîne YouTube qui grimpait. On a commencé à faire des vidéos humoristiques sur sa chaîne; j'ai ensuite créé ma propre chaîne de capsules d'humour et de musique», raconte le jeune homme de 23 ans.

C'est sur la chaîne de Thierry Doucet qu'est né le groupe Blé. «On s'est dit ''Pourquoi on ne ferait pas - comme on entend aux États-Unis - une chanson impertinente? On voulait la faire en français avec une musique basique. Ça a donné Je te montrerai.» La notoriété de chacun sur la toile a facilité les choses. Après un second essai moins fructueux, le duo décide d'investir un peu pour enregistrer en studio Avion-Papier composé à Granby par Miro. Habilement poussée par leur équipe, la chanson commence à tourner à la radio. Beaucoup.

Musicien, chanteur, comédien... Miro Belzil touche à plusieurs choses, mais c'est la musique qui demeure son ultime priorité. «La musique, c'est mon choix No 1. C'est intégré en moi; je ne peux pas m'en passer. J'aime jouer, mais je me vois moins sur une scène. Je n'ai pas de formation en théâtre.»

Différent

On ose lui demander si, déjà tout petit, il s'est senti différent, de par son prénom original - inspiré du peintre espagnol Miró - de par sa mère, l'artiste tout aussi originale Marie Chapdelaine, de par sa formation en musique classique... «Oui. Et j'ai souffert du fait de me sentir à part. Depuis ma vingtaine, je commence à me sentir plus à l'aise d'être différent...», confie-t-il. N'empêche, avec de telles bases, on aurait été étonné de le voir devenir autre chose qu'un artiste. «Je ne pouvais pas m'en sortir!»

À force de toucher à tout, le risque de s'éparpiller demeure bien présent. Il avoue avoir déjà eu cette crainte. «Mais à 23 ans, je commence à canaliser mes énergies de plus en plus sur ma chaîne YouTube.» Vers l'humour peut-être? «Pas du tout. Le stand-up, ce n'est pas pour moi!»

Il a encore toute sa vie pour forger son destin, mais Miro Belzil sait une chose. «J'aimerais pouvoir vivre de mes créations, faire vivre ma chaîne, voyager. Je veux continuer à faire ce que je fais. J'en vis humblement, mais j'en vis.»

popularité, Quelle popularité?

Quand elle vante Blé, l'équipe de promotion du groupe y va de chiffres impressionnants. On parle de «plus de 350 000 fans» et de «11 millions de vues sur les réseaux sociaux». Miro précise qu'il s'agit d'un cumulatif de tout ce que Thierry et lui ont réalisé au fil des ans. Quand même!

Ne lui parlez pas de popularité, cependant. «À Montréal, il y a tellement de monde que je ne me fais pratiquement pas aborder dans la rue. Mais je remarque qu'il y a un peu plus de gens de mon âge qui me reconnaissent et qui me disent qu'ils apprécient ce qu'on fait. L'endroit le plus intense pour Blé, c'est en Abitibi. Là-bas, on remplit les salles.»

Sur l'avenir de Blé, Miro préfère ne pas trop s'avancer. Dans l'immédiat, les deux copains promèneront leur spectacle à travers le Québec. Mais la possibilité d'un troisième album n'est pas encore soulevée. «On va voir. Thierry a beaucoup de projets; je commence à avoir les miens. On commence tout naturellement à prendre chacun notre propre chemin.»

En spectacle

Ce mardi 16 février, le duo déjanté fera un crochet au Palace de Granby dans le cadre des Soirées Découvertes du Festival de la chanson. Miro et Thierry monteront sur la scène du foyer Yves-Gagnon pour un spectacle «ben relax» où la guitare acoustique sera à l'honneur. Miro apportera même son violoncelle au cas où...

Le duo ne sera pas seul; deux anciens participants du Festival, Valérie Poulin et Vincent Roberge, les accompagneront. Blé interprétera huit chansons, Vincent et Valérie en livreront chacun quatre. Et leurs voix se mêleront sur plusieurs. «C'est un beau trip de gang. C'est un honneur pour moi de jouer avec ces deux artistes.»

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