Guy-Yves Hotte présente ses créations à Boréart

Boréart a séduit Guy-Yves Hotte, qui y expose... (Alain Dion)

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Boréart a séduit Guy-Yves Hotte, qui y expose des dizaines d'oeuvres jusqu'au 6 mars.

Alain Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Si vous faites un saut au centre d'exposition Boréart ces jours-ci, attendez-vous à être un peu désarçonné. Dans le bon sens du terme. L'artiste cowansvillois Guy-Yves Hotte y présente ses créations depuis mercredi et jusqu'au 6 mars.

Une occasion d'admirer le travail de ce joaillier/peintre/sculpteur qui nous honore trop rarement de sa présence. «Je suis un travailleur artiste solitaire, lance M. Hotte au bout du fil. Je ne fais pas beaucoup d'expositions. En fait, je ne suis pas un très bon vendeur de moi-même!»

La beauté de Boréart lui a fait changer d'idée. La lumière, l'espace épuré d'un blanc immaculé, l'atmosphère, tout l'a séduit. «Dans ce lieu, les oeuvres sont vraiment bien mises en valeur. C'est la première fois que j'expose toutes mes oeuvres, que j'ai l'espace tout à moi. C'est tout un honneur. Je suis content d'avoir été choisi», dit-il.

À titre d'artiste-membre,Guy-Yves Hotte avait en effet soumis sa candidature au comité de sélection, qui lui ouvre aujourd'hui les portes de la salle pour le prochain mois.

Les visiteurs auront donc tout le temps de plonger dans De 62 à 65, une exposition où se côtoieront des toiles abstraites, des estampes, des sculptures, d'imposants mobiles et une cinquantaine de bijoux. Au total, près d'une centaine de pièces uniques - datant de toutes les époques - sont soumises au regard du public.

Pourquoi De 62 à 65? «62, c'est parce que j'ai retrouvé une photo de moi, datant de 1962, en train de peindre un faisan dans l'atelier du frère Jérôme. Et 65, c'est pour mon âge.»

Le frère Jérôme, c'est le mentor qui a fait éclore sa passion pour l'art, alors qu'il était enfant. Durant six ans, il a découvert la peinture, la sculpture, le modelage... «J'ai touché à tous les domaines», raconte-t-il.

Designer industriel pendant un temps, il s'est converti à la joaillerie à la fin des années 1980, laissant sa créativité et son sens de l'esthétisme reprendre le dessus pour de bon.

Dans cette rétrospective visuelle, on pourra quand même voir des oeuvres des 50 dernières années, faites de métal, de bois, de pierre et de fibres naturelles. Et mieux vaut s'approcher pour la peine, car la beauté est dans les détails.

Assez prolifique, M. Hotte produit une quarantaine de pièces par année. Sans rien pousser, il laisse l'inspiration venir à lui. «Tout m'inspire. Je me fais des sketchs et c'est parti!»

On dit de Guy-Yves Hotte qu'il «assemble l'inattendu». Avis à ceux qui aiment se faire surprendre.

Le vernissage de l'exposition se tiendra chez Boréart le samedi 13 février de 13 h à 16 h en compagnie de l'artiste.

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