Le procès Ghomeshi se poursuit

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M. Ghomeshi, âgé de 48 ans, qui a animé la populaire émission Q à la radio publique, a plaidé non coupable à quatre chefs d'accusation d'agression sexuelle, dont deux impliquant la femme qui témoigne depuis lundi.

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Toronto

Une femme qui soutient avoir été tellement traumatisée par Jian Ghomeshi qu'elle ne voulait plus jamais le revoir a quand même tenté de renouer les liens avec lui à plusieurs reprises.

Au deuxième jour du procès de l'ancien animateur vedette, mardi, la défense a déposé en preuve un courriel de 2004 dans lequel la plaignante tente de renouer avec l'accusé - un homme qui, selon elle, l'avait frappée chez lui l'année précédente. Elle a expliqué mardi que ce courriel était en fait un appât pour qu'elle puisse revenir sur les événements avec son agresseur.

La première plaignante à témoigner au procès de l'ex-animateur de la radio anglaise de Radio-Canada avait plus tôt visionné, mardi matin, l'enregistrement de sa déclaration à la police.

La femme, qui ne peut être identifiée en vertu d'une ordonnance de non-publication, a ensuite dû faire face à un barrage de questions de l'avocate de l'accusé, Marie Henein, qui tentait de soulever des incohérences entre son témoignage au tribunal et cette déclaration à la police.

La femme impute ces incohérences à des trous de mémoire ou à la nervosité. Elle a soutenu mardi que dans sa plainte initiale à la police, elle avait tenté de relater les faits au meilleur de sa connaissance et de ses souvenirs.

M. Ghomeshi, âgé de 48 ans, qui a animé la populaire émission Q à la radio publique, a plaidé non coupable à quatre chefs d'accusation d'agression sexuelle, dont deux impliquant la femme qui témoigne depuis lundi. Il est aussi accusé «d'avoir tenté d'étouffer, de suffoquer ou d'étrangler une personne dans le but de vaincre sa résistance». Son procès se déroule devant un juge seul et non devant jury, au palais de justice de Toronto.

Le témoin a aussi expliqué mardi qu'elle n'avait pas porté plainte tout de suite après les agressions présumées, en décembre 2002 et janvier 2003, parce qu'elle ne croyait pas qu'on la prendrait au sérieux.

Lundi, la plaignante avait déclaré que M. Ghomeshi lui semblait être le parfait gentleman, mais qu'il était soudainement devenu violent.

L'animateur déchu, qui est en liberté sous caution depuis qu'il a été accusé en novembre 2014, admet être un adepte des pratiques sexuelles sadomasochistes, mais soutient que ses partenaires étaient pleinement consentantes.

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