Marie-Ève Roy: le grand saut en solo

La fille des Vulgaires Machins lancera son premier... (photo Yola Van Leeuwenkamp)

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La fille des Vulgaires Machins lancera son premier album le 4 mars.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Toute sa vie, Marie-Ève Roy a été membre d'un groupe. Durant des années, elle a été «la fille» des Vulgaires Machins. Mais parce qu'elle a aujourd'hui envie d'espace et de défis, voilà que la musicienne fait le grand saut en solo. Cette fois, c'est son seul nom qui apparaîtra sur la pochette de Bleu Nelson.

«J'avais une urgence de me définir en tant que créatrice et en tant que femme, confie la chanteuse, guitariste et pianiste. J'ai été 20 ans dans un groupe, ce qui veut dire que tu suis un chemin et que tout le monde s'en va à la même place. C'est très nouveau comme liberté. Autant ça me procure de la force, autant je peux parfois me sentir au bord du précipice!», confie-t-elle mi-figue mi-raisin.

Pour dompter cette émancipation parfois paralysante, elle s'est entourée de l'équipe de Costume Records qui l'accompagne dans cette aventure. Sans compter la présence essentielle du musicien Julien Mineau (Malajube, Fontarabie), qui a réalisé cet album avec elle. C'est d'ailleurs au studio de Julien Mineau, à Sainte-Ursule, que Marie-Ève Roy a immortalisé dix de ses compositions. «Une musique est de Julien, tout le reste est de moi.»

Pourquoi Bleu Nelson? «Nelson, c'est la ville de Nouvelle-Zélande où j'ai commencé à écrire. Bleu, c'est pour l'eau...», mentionne-t-elle simplement.

C'est en effet dans ce paradis du bout du monde, lors d'un voyage qu'elle a fait toute seule «pour se retrouver», que sont nés les mots et les notes qu'elle attendait. Une guitare à la main, l'inspiration est venue. C'était en 2010.

«C'est là que j'ai commencé à me définir. Ce n'est pas concret quand tu pars de rien. Mais quand des mélodies s'installent, tu as enfin une direction. J'ai alors commencé à emmagasiner des chansons.»

À 37 ans, il n'est pas trop tôt. Pourtant, avant même que son conjoint, Guillaume Beauregard, endisque en solitaire après avoir mis les Vulgaires Machins sur pause, Marie-Ève en rêvait aussi. «Mais je n'avais jamais le temps et l'espace nécessaires pour me lancer.»

Il faut dire qu'elle a - entre autres choses - mis un petit garçon au monde il y a deux ans...

La maternité lui va bien, car elle parle aussi de Bleu Nelson comme de son bébé. «Cet album, c'était ma façon d'aller au bout de mon instinct», confie-t-elle.

Un instinct qui lui disait d'explorer un côté qu'on avait peu vu d'elle du temps des Vulgaires Machins. Punk un jour, punk toujours? Pas nécessairement... «J'avais envie d'exprimer ma douceur, de montrer une autre facette de moi. Je voulais une ambiance feutrée», dit-elle.

L'idée de base, fait remarquer l'auteure-compositrice-interprète, en était une plus minimaliste. L'atmosphère s'est un peu modifiée en cours de route, attirée qu'elle était par les univers mystérieux. Les mélomanes y entendront beaucoup de synthétiseur, de piano électrique Wurlitzer et de guitare.

Le résultat, visiblement, la comble d'aise et de fierté. «L'autre jour, dans l'auto en revenant de Sainte-Ursule, je n'en revenais pas. Je trouvais ça vraiment bon!»

Un lancement public soulignera la sortie de Bleu Nelson le 4 mars prochain à Montréal. Une tournée devrait suivre, assure-t-elle. De quoi l'occuper individuellement pour un moment.

Quant à un éventuel retour des Vulgaires Machins, Marie-Ève est claire. «On avait besoin de prendre du recul et notre besoin de réaliser des projets personnels est encore là. On ne tire pas la plogue, mais il n'y a pas de retour prévu pour l'instant.»

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