Porte-parole du FICG: Isabelle Boulay revient aux sources

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Le directeur général du Festival international de la chanson de Granby, Pierre Fortier, en compagnie de la porte-parole de la 48e édition, Isabelle Boulay.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Il y a 25 ans, les portes de l'univers de la chanson se sont ouvertes toutes grandes pour Isabelle Boulay. Sa victoire au Festival international de la chanson de Granby, en 1991, a catapulté la jeune femme dans la carrière dont elle rêvait. Pour souligner son quart de siècle en musique, l'interprète a accepté le rôle de porte-parole du FICG, qui se déroulera cette année du 17 au 27 août.

«C'est ici que j'ai pris l'engagement d'être une ouvrière de la chanson. C'est ici que tout a commencé. Ça me rappelle plein de souvenirs, a-t-elle confié. C'est émouvant pour moi d'être ici et d'avoir encore une carrière aujourd'hui. C'est comme si j'avais tenu ma promesse.»

Elle se rappelle les spectacles sous le chapiteau, la pluie qui tombait trop souvent, les variations de température qui l'avaient rendue malade et la famille qui l'avait si chaleureusement accueillie durant son séjour.

«Un de mes beaux souvenirs aussi, c'est ma rencontre avec Dédé Fortin, qui a fait le Festival en même temps que moi en 1990 et en 1991. C'est l'un des plus beaux artistes que j'ai rencontrés. C'était un garçon très attentif. Je l'aimais beaucoup...» ajoute-t-elle.

Le Festival de la chanson, elle en rêvait depuis un moment. «J'avais plus hâte d'avoir 18 ans pour faire le Festival que pour entrer dans les bars.»

Elle se fait donc une joie d'être aujourd'hui celle qui invite les artistes de demain à tenter leur chance à leur tour.

Car les choses ont bien tourné pour Isabelle Boulay. Ses 13 albums ont été vendus à 4,5 millions d'exemplaires, dont 3,5 millions en Europe. Médaillée de l'Assemblée nationale, Chevalière de l'Ordre de la Pléiade et Chevalière de l'Ordre national du Québec, elle cumule 18 Félix et deux Victoires de la Musique.

Elle semble en être la première étonnée. «À l'époque, je ne pensais pas à vendre des disques. Je voulais juste en faire un métier. Or, c'est un métier que j'aime encore à la folie et que j'ai fait pour les bonnes raisons, même si j'ai mordu la poussière quelques fois et que j'ai dû faire certains choix nécessaires, mais pas toujours confortables...», glisse-t-elle sans trop épiloguer.

Tout un atout

Pour le patron du Festival, Pierre Fortier, la présence d'Isabelle Boulay comme ambassadrice de l'événement est un atout dont il n'est pas peu fier. «C'est bien d'avoir des idées, encore faut-il que l'artiste accepte. Avec Isabelle, il y avait une cohérence. Le timing était bon pour ses 25 ans de carrière.»

En point de presse, il a rappelé qu'il souhaitait trouver LA meilleure interprète pour tenir ce rôle. «Je l'ai appelée. Elle a dit oui!», a-t-il lancé après avoir diffusé une courte vidéo montrant la chanteuse sur scène en 1991.

«Ils m'ont contactée et j'ai fait de la place dans mon horaire, assure la principale intéressée en promettant de venir faire son tour durant l'événement. C'était important pour moi. Granby a été l'étape ultime pour moi, celle qui m'a ouvert des portes ici et en Europe.»

M. Fortier est convaincu que la réputation de l'artiste attirera un nombre record d'inscriptions cette année et que plusieurs interprètes répondront à l'invitation. Chaque année, dit-il, le Festival reçoit entre 175 et 300 inscriptions.

Des concours à courir

L'annonce, lundi, du retour d'Isabelle Boulay dans le décor du Festival s'accompagnait d'une flopée d'autres informations.

On a notamment appris que le concours principal, qui s'adresse aux interprètes, aux auteurs-compositeurs-interprètes et aux groupes francophones, sera doté cette année de près de 160 000$ en prix et bourses, dont plus de 100 000$ en valeur estimée iront à la personne gagnante.

Les artistes retenus pour les demi-finales profiteront de deux semaines de formation en compagnie de professionnels de l'industrie. C'est Robert Bellefeuille de l'École nationale de théâtre qui, pour la première fois, agira à titre de directeur artistique et metteur en scène des quatre demi-finales et de la finale. L'homme-orchestre Philippe Brault s'occupera pour sa part de la direction musicale. L'animation de ces soirées a été confiée au comédien Matthieu Girard.

Les adolescents auront aussi la chance de se faire entendre dans le cadre du 6e concours Jamais trop tôt à l'intention des 14 à 17 ans.

Pour une troisième année, on fera également une place aux enfants de 6 à 13 ans avec Le Petit Festival de la chanson, qui s'adresse aux chanteurs du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario. Une bourse de 2000$ sera partagée parmi les gagnants.

Finalement, Les Vitrines musicales donneront l'occasion à plus de 20 artistes professionnels d'offrir une prestation musicale lors du Festival. L'un d'eux sera invité à se joindre au lauréat du concours pour prendre part à une tournée en Europe au printemps 2018.

Peu importe le volet du Festival qui les intéresse, tous les artistes - et artistes en herbe - ont jusqu'au 1er avril prochain pour s'inscrire en ligne sur le site du Festival au www.ficg.qc.ca. 

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