Les Filles du rouet sur disque

Véronique Brisebois et Eveline Ménard sont les Filles... (photo Christophe Boisseau-Dion)

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Véronique Brisebois et Eveline Ménard sont les Filles du rouet.

photo Christophe Boisseau-Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Écouter les Filles du rouet, c'est faire un formidable saut en arrière, vers l'époque des lentes complaintes et des reels endiablés. Malgré leur jeunesse, Véronique Brisebois et Éveline Ménard ont une fascination pour la musique traditionnelle. Le grand public pourra entendre cette passion à travers leur premier mini-album à paraître le 28 janvier prochain.

Mais les présentations d'abord. Originaire de Saint-Paul-d'Abbotsford, Éveline est conteuse, animatrice et fileuse de laine. Elle aussi joue de la flûte à bec et elle chante.

Véronique demeure à Granby. Massothérapeute, elle joue de la flûte irlandaise, de l'autoharpe et elle chante. Elle fait également partie de la formation Rosine.

Elles se sont rencontrées dans des festivals de musique traditionnelle et des cercles de chansons, où elles se sont découvert des atomes crochus. Ensemble, les deux musiciennes ont formé Les Filles du rouet il y a deux ans.

Pourquoi les Filles du rouet? Pour le jeu de mots avec les Filles du Roy, bien sûr, mais aussi parce qu'Éveline file la laine.

À 37 ans et 40 ans, Éveline et Véronique craquent pour ce style musical depuis des années. Elles ne sont pas seules. Même en 2016, dans un monde pop/rock/hip-hop/électro/indie, le traditionnel attire son lot d'amateurs, de toutes les générations.

«Les gens jouent encore du classique et c'est encore moins actuel! La musique traditionnelle, c'est très vivant. Tout le monde participe. Quand j'ai découvert cette musique, je m'y suis collée. Ça traverse le temps», fait remarquer Éveline, qui possède une base plus classique.

Véronique, pour sa part, entretient cet amour depuis la petite enfance. «Ma grand-maman nous chantait des pièces de La Bonne Chanson. J'ai toujours aimé ça.»

Sur disque

Fort d'un riche matériel, le duo est entré au Studio Cobra à Granby pour en ressortir avec un mini-album éponyme de six pièces - instrumentales, voix et musique et même a cappella - qui met à profit tous leurs talents réunis. Des reels, des chansons à répondre et des complaintes tirés du répertoire folklorique irlandais et québécois, mais arrangés à la façon des Filles du rouet.

«On pige dans plusieurs registres. On peut parler d'un univers féminin, avec quelque chose de planant», résume Véronique. «Festif aussi!», ajoute sa complice.

Chose certaine, les filles en sont plutôt fières. «C'est un produit assez fini pour un projet qui commence! Ce sera une belle carte de visite et notre outil de promotion», estiment-elles.

L'album leur servira en effet de porte d'entrée pour une série de spectacles. «Je suis déjà allée en France pour les contes et j'organise une tournée avec les Filles du rouet là-bas en juillet prochain. En août, on sera au Québec», dévoile Éveline.

Quant à la production d'un «vrai» album d'une dizaine de pièces, on sent qu'il est déjà dans l'air... «On a assez de matériel, mais on veut le peaufiner davantage.»

Le mini-album des Filles du Rouet sera lancé le jeudi 28 janvier, de 17 h à 19 h, au Café de la brûlerie à Granby. Pour l'occasion, le duo offrira une prestation en direct.

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