«C'était un être charmant»

La comédienne France Arbour a «pris un pot»... (Photo archives La Voix de L'Est)

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La comédienne France Arbour a «pris un pot» avec Michel Galabru dans les années 1980.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Pour la comédienne France Arbour, le décès du grand Michel Galabru, cette semaine, a ravivé bien des souvenirs. Non seulement l'a-t-elle vu jouer au théâtre à quelques reprises, mais elle a aussi vécu un bon moment en sa compagnie, dans les années 1980.

C'était en janvier 1984 ou 1985, relate la Granbyenne. «J'avais un beau-frère qui habitait à Paris et j'en avais profité pour m'offrir un beau voyage de théâtre là-bas. J'avais vu beaucoup de pièces.»

Cette virée théâtrale lui avait notamment permis de revoir le couple mythique composé des comédiens Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud, rencontré à l'été 1967 à Montréal.

«Michel Galabru, lui, jouait dans L'entourloupe, dont il était le pivot central. C'était un bon vaudeville, comme une pièce de théâtre d'été, mais en hiver.»

Comme à son habitude, Mme Arbour était au premier rang pour tout voir et tout entendre. «Je lui avais apporté des fleurs - j'avais choisi un petit bouquet de violettes - avec un mot. Il y a toujours un pompier dans les salles et j'avais demandé qu'il les lui remette.»

À son grand bonheur, Michel Galabru avait reçu son cadeau, lu la petite note et accepté de la rencontrer après la représentation. «Il était très enthousiaste. Je lui ai fait remarquer que si je jouais avec lui, je ne rirais jamais de ses blagues sur scène, que je saurais résister. C'est Gilles Latulippe qui m'avait appris cela. Il m'a alors lancé: "Je vais te faire une blague". Et je n'ai pas ri.»

En quelques instants, les deux artistes se tutoyaient déjà. «Il m'a invitée à aller prendre un pot avec lui et son équipe. Je suis restée un bon 45 minutes avec eux. Je lui avais payé des fleurs, il m'avait payé un verre de vin. À la table, il avait mis mes violettes dans un verre d'eau.»

Ce soir-là, France Arbour a même obtenu de lui les textes de L'entourloupe, qu'elle avait beaucoup appréciée.

«Michel Galabru était un être charmant et le centre de l'attention. Tout le monde était autour de lui. L'homme était expansif et charismatique. Il entrait sur scène et c'était gagné.»

Mme Arbour l'a revu au théâtre quelques années plus tard, alors qu'il jouait La femme du boulanger à Montréal.

Puis, de passage à Paris en l'an 2000, elle avait assisté à une autre pièce dans laquelle il jouait. Assise dans les premières places, comme toujours. Mais elle n'a pas reconnu le grand Galabru d'avant. «Il avait perdu ses moyens et son texte était sur une table. Je ne voulais pas le rencontrer. Je n'aurais pas su quoi lui dire...»

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