Bet.e and Stef, en version enrichie

«On a toujours essayé de rester à l'écart... (photo Tim Georgeson)

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«On a toujours essayé de rester à l'écart des modes. On veut une musique qui va bien vieillir, alors on continue à créer des choses qu'on ressent», affirme Bet.e.

photo Tim Georgeson

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Il y a eu les albums à succès, les tournées, la longue pause, les expériences en solo, le grand retour, le CD de remixes, puis Seeds, le nouvel opus. Fort de tout ce bagage, le duo Bet.e and Stef s'amène au Cabaret Eastman vendredi soir avec sa musique «enrichie».

L'éclipse a eu beau durer dix ans, le public, lui, est resté bien accroché. «On ne recommence pas à zéro. On a gardé le même public, auquel se joignent maintenant des jeunes de 20 ans qui ont grandi avec notre musique», se réjouit Bet.e.

Et pas question d'adapter leur style pour plaire à la masse. «On a toujours essayé de rester à l'écart des modes. On veut une musique qui va bien vieillir, alors on continue à créer des choses qu'on ressent.»

N'empêche, ils ont évolué depuis 1997 et le résultat est très perceptible. «On entend encore les racines de la bossa-nova et du jazz, on reconnaît le choix des accords. Mais c'est plus contemporain, avec une touche plus folk. En fait, ce qu'on fait, résume Bet.e, c'est de la musique du monde avec une facture populaire.»

Ceux qui, en 2002, ont craqué pour l'album Day by Day, par exemple, ne seront pas trop dépaysés, assure la jeune femme. «Mais les harmonies sont encore plus riches.»

Une salle à leur mesure

Le Cabaret Eastman fait partie du circuit qu'affectionne le duo. Il s'y produira pour «la troisième ou quatrième fois». «On essaie de créer des liens durables avec les diffuseurs, alors on choisit une salle par région. C'est mieux pour tout le monde», dit-elle.

Les 215 places du Cabaret leur conviennent d'ailleurs parfaitement. «Notre philosophie, c'est de jouer dans des salles juste un peu trop petites pour que ce soit plein!», lance la chanteuse avec humour. Ça ne l'empêche pas de travailler fort pour faire salle comble chaque fois. «On n'est pas passifs du tout dans la promotion de nos spectacles.»

Pour cette tournée, le duo devient trio, en invitant à ses côtés le musicien d'origine australienne Jay Atwill, qui a participé à la production de Seeds.

Les amateurs qui se pointeront vendredi auront droit à l'intégrale de ce dernier album, mais aussi aux titres qui ont fait le succès de Bet.e and Stef. Des classiques qu'ils refusent de bouder, même après des années à les interpréter. «Je n'ai pas le droit de me tanner, car le public les aime et veut les entendre. Il mérite notre meilleur effort.»

Et du nouveau matériel original est en gestation. L'année 2016 sera consacrée à la préparation d'un nouvel album - pour la première fois en français -, confie la chanteuse.

Il ne faudrait donc pas s'étonner d'en entendre quelques-unes sur scène en cours d'année. «Les spectacles sont pour nous un laboratoire de création. On aime jouer les chansons devant public avant de les enregistrer.»

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