Décembre, mois de la relève à Boréart

Quelques-uns des artistes qui exposent à Boréart jusqu'au... (photo Alain Dion)

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Quelques-uns des artistes qui exposent à Boréart jusqu'au 20 décembre: Hugues Clément, Sophie Rozenn Boucher, Catherine Trudeau, Andréa Marquis et Carl Desbiens.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Ils ne sont plus tout jeunes, mais font quand même partie des artistes de la relève. Et durant près d'un mois, le centre d'exposition Boréart leur donne toute la place. Une première.

Retenus à la suite d'un appel de dossiers, huit créateurs - les peintres Andréa Marquis, Élise Quirion-Girard, Hélène Gagnon et Jessica Ruel; l'illustratrice Sophie Rozenn Boucher; la photographe Catherine Trudeau et les artistes médiatiques Carl Desbiens et Hugues Clément - y exposent collectivement une trentaine d'oeuvres jusqu'au 20 décembre.

Bien que plusieurs d'entre eux roulent déjà leur bosse avec succès, une telle exposition apporte une belle visibilité et des opportunités de vente, tout en venant solidifier les acquis. «C'est la première fois qu'on présente La relève s'expose, une idée de la peintre Renée DuRocher qui souhaitait que l'on consacre un mois à ces artistes», laisse entendre l'animatrice culturelle Karine Dupuis, qui coordonne les expositions à Boréart.

«Ce qu'on leur offre, c'est le début de quelque chose, la chance de participer à une exposition et à un vernissage - en groupe, c'est moins impressionnant qu'en solo! - et une expérience de plus à ajouter à leur CV.»

En étant membres de Boréart, ceux-ci peuvent exposer en ayant l'esprit en paix: l'organisation, la promotion, l'installation et l'accueil en salle sont pris en charge par l'organisme.

Mme Dupuis précise par ailleurs que le statut d'artiste de la relève n'a rien à voir avec l'âge. «Quand un artiste n'est plus amateur, il est considéré comme faisant partie de la relève durant les cinq premières années qui suivent. Après, ils deviennent semi-professionnels, puis professionnels.»

Celle-ci insiste: chez Boréart, aucune distinction n'existe entre les artistes amateurs et les professionnels. «Notre but est de promouvoir les arts, tout simplement.»

Au sujet de La relève s'expose, en cours depuis mercredi, Karine Dupuis ne cherche pas ses mots. «C'est une exposition d'art éclatée. Un amalgame d'expressions artistiques. Il est rare de réunir tant de médiums simultanément dans une même salle d'exposition.»

La belle occasion

Rencontrée sur place le jour de l'ouverture officielle, Sophie Rozenn Boucher semblait ravie de profiter de cette occasion en or d'exposer ses oeuvres, faites exclusivement pour l'exposition. Pour elle, cependant, ce n'est pas la première fois; Boréart lui a ouvert ses portes en février dernier.

Illustratrice de métier, elle a choisi d'utiliser son médium fétiche, l'aquarelle, pour faire «un retour aux sources». «Pour cette exposition, j'ai créé quelque chose qui n'est pas figuratif. C'est traité de façon plus abstraite. J'ai travaillé avec des tons de terre, sur du papier de coton monté sur des panneaux de bois, explique-t-elle. J'ai voulu trouver un concept nouveau pour moi, plus intuitif.»

Pour cette exposition, l'artiste a fourni neuf oeuvres, qui habillent le mur complet qu'on lui a assigné. «Le but, c'est d'explorer et de pousser mes limites», résume celle qui enseigne l'aquarelle et offre des ateliers dans les écoles, notamment.

Hugues Clément dispose lui aussi d'un bel espace au fond de la salle immaculée de Boréart. Sa façon de l'utiliser est cependant plus singulière. Le Granbyen y présente Dazed, une oeuvre de «mapping vidéo» projetée sur un écran en 3D déstructuré. Reconnu dans le milieu des arts médiatiques, Hugues a déjà présenté ce projet à Moncton, Montréal et New York.

«J'avais envie de le présenter dans ma ville natale. Chaque fois que je vais en galerie, je change la structure. Ce qu'on verra, c'est une version en boucle de dix minutes.»

Son oeuvre est un peu difficile à décrire, mais disons que sur les cubes de projection apparaîtront des «objets de référence» comme des chats, des hot-dogs, etc.

«Ce n'est pas un type d'art très connu, alors les expositions permettent de le faire découvrir. On n'en est qu'au début; ça va évoluer. L'ordinateur est un outil créatif et malléable. C'est le futur de la création», assure le jeune homme.

Le vernissage de La relève s'expose se tiendra ce dimanche, 29 novembre, de 13h à 16h. L'entrée est gratuite.

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