Estelle Bachelard, alias Bach

Dans Tout va bien aller, le deuxième volet de...

Agrandir

Dans Tout va bien aller, le deuxième volet de ses (més)aventures, sa «vraie» belle-mère fait justement son arrivée dans le décor.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

À l'instar de son héroïne de BD, Estelle Bachelard (alias Bach) possède une paire de chaussures aux talons en forme de licorne; a soigneusement planifié son mariage avec Charles (mais a «trouvé sa robe pas mal plus vite que son personnage»); et aime les chats. Si C'est pas facile d'être une fille, la bédéiste de Québec prend assurément un malin plaisir à rire des aléas du quotidien. Le sien, d'abord et avant tout.

«J'ai un sens de l'autodérision assez développé. Je me sens donc tout à fait à l'aise de parler de ma vie», fait-elle valoir d'un ton pétillant.

Bach s'est d'abord fait connaître sur Internet, par le biais d'un blog où elle témoignait de son quotidien par ses dessins... de plus en plus commentés ou développés en strips, voire en planches.

«À la base, je suis illustratrice. Dessiner est donc mon moyen naturel pour exprimer mes idées et mes émotions», soutient-elle.

«La BD, pour moi, ça se compare à du stand up en humour, ou à des webséries: c'est court et punché.»

Autant de «numéros» qu'Estelle Bachelard a réunis dans les deux premiers tomes de C'est pas facile d'être une fille. Sous les traits de ses plumes et crayons, Bach constate donc avec ironie la banalité de magasiner dans les grandes surfaces ou rend compte avec une suave dose d'exagération des risques de devenir une «bridezilla» au cours de la planification du mariage, par exemple.

«Pour moi, c'est comme si je partageais des pages de mon journal intime. Avec le temps, et les commentaires des lecteurs sur ma page Facebook, j'ai réalisé que ce que je vis est plutôt universel. Mon défi, c'est donc de transformer ce qui m'arrive de comique ou non pour faire rire ou toucher les gens. Parce que soyons honnêtes, il y a souvent de quoi rire de notre quotidien!»

Se garder une petite gêne

Pour nourrir son imaginaire, Estelle Bachelard peut d'ailleurs compter sur toute une équipe de soutien, parmi ses proches.

«Quand mon mari se met les pieds dans les plats, il n'hésite pas à dire que c'est pour les besoins de l'une de mes prochaines histoires! clame-t-elle. Charles m'invite aussi souvent à noter dans mon carnet ce que je fais moi-même de ridicule. Et plusieurs de mes amis ont développé le réflexe de faire la même chose, pour m'inspirer.»

Mais si Estelle Bachelard est à l'aise de se mettre en scène de la sorte, elle demeure consciente que certains membres de son entourage le sont parfois moins.

«Je m'assure alors d'exagérer les traits de caractère ou les situations, pour bien séparer la fiction de la réalité, et ainsi m'éloigner de la véritable anecdote à l'origine de mon gag», explique-t-elle.

Dans Tout va bien aller, le deuxième volet de ses (més)aventures, sa «vraie» belle-mère fait justement son arrivée dans le décor.

«Disons que c'est plus délicat de faire des blagues de belle-mère dans un tel contexte! Je me suis donc gardé une petite gêne!», lance la nouvelle bru en éclatant de rire.

Cela dit, elle cherche à se coller au plus près sur ses proches quand vient le temps de les représenter graphiquement.

«Charles dit que j'ai tendance à trop l'amincir! , mentionne-t-elle. Je suppose que lorsqu'on aime, on dessine les gens comme on les perçoit!»

Bien que publier C'est pas facile d'être une fille chez Mécanique générale «a légitimé son travail», Bach ne sait pas encore s'il y aura une suite à Tout va bien aller.

«Ma vie a beau être une source inépuisable d'anecdotes et de questionnements existentiels, je ne veux pas me répéter... Alors, on verra bien ce que l'avenir nous réserve!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer