Le jeune magicien devenu hypnotiseur/mentaliste

«Je n'ai pas de don particulier, seulement des... (fournie)

Agrandir

«Je n'ai pas de don particulier, seulement des techniques», affirme Stéphane Dumais, qui arrive pourtant à mystifier le public à travers ses numéros d'hypnose et de mentalisme.

fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Enfant, Stéphane Dumais installait une petite table devant la maison familiale de la rue Cowie à Granby et proposait aux passants des tours de magie en échange de quelques sous. Aujourd'hui trentenaire, il n'a jamais perdu ce goût de la scène et du divertissement. Il a seulement transformé la petite magie de son enfance en quelque chose d'encore plus spectaculaire: l'hypnose et le mentalisme.

«Personne au Québec ne fait les deux, assure-t-il. Ce que je présente est très différent de ce que les autres font. Les gens pensent qu'après avoir vu le show de Messmer, ils ont tout vu. C'est faux.»

L'artiste roule sa bosse dans la province depuis sept ans à titre professionnel. On l'a vu dans des festivals - dont Juste pour rire cet été - et dans de nombreux événements corporatifs. La Maison de la culture de Waterloo l'a déjà accueilli en 2012. Mais le mercredi 25 novembre, il se produira publiquement pour la première fois dans sa ville natale, qu'il a quittée à 20 ans.

«J'habite à Repentigny désormais, mais ma famille est à Granby et j'y ai encore beaucoup d'amis. J'y retourne souvent», dit-il. C'est sûr que je vais être un peu plus nerveux!»

Dans son spectacle Quand le rêve devient réalité, qu'il présentera dans le foyer du Palace de Granby, plusieurs sujets sont invités à monter sur scène, non sans d'abord avoir passé un test de réceptivité. «Sous hypnose, ces gens vivent une aventure et surtout beaucoup d'émotions. Mais on pousse la chose encore plus loin. Ils deviennent eux-mêmes mentalistes», explique Stéphane Dumais.

Un exemple? Les personnes hypnotisées arrivent à deviner le montant de pièces de monnaie jetées par terre seulement par le son qu'elles produisent!

Ce dernier assure qu'aucun comédien n'est de connivence avec lui. Les gens choisis viennent de la salle uniquement. «Il faut alors que j'attitre les bons numéros aux bonnes personnes, ce qui laisse place à beaucoup d'improvisation. De ce fait, chaque spectacle est différent.»

Durant près de deux heures, une dizaine de numéros défilent, auxquels s'ajoutent des demandes spéciales. «Il y a beaucoup d'humour dans mon spectacle, ce n'est pas que mystérieux. Et personne ne fait la poule sur la scène. C'est dépassé, ça!», lance-t-il en faisant remarquer que sa passion pour l'hypnose et le mentalisme est telle qu'il n'a jamais l'impression de travailler.

Émotions fortes

Ce que Stéphane Dumais aime, c'est de faire vivre au public des émotions fortes. Un spectateur croira remporter un gros gain à la loterie, un autre s'imaginera dans la peau d'une vedette rock, une troisième aura l'impression de voler comme un oiseau...

Les spectateurs assisteront même à un numéro de vaudou où il sera question de transfert de la douleur d'une personne à l'autre.

«Le cerveau gère tout. C'est lui qui crée toutes les émotions. Je n'ai pas de don particulier, seulement des techniques», précise celui qui a étudié l'hypnose dès l'âge de 13 ans.

Ces connaissances lui permettent même de s'autohypnotiser. «Je le fais avant un spectacle pour contrôler le stress ou pour mieux dormir quand j'en ai besoin. Il y a d'ailleurs plein d'ouvrages qui existent sur l'autohypnose!»

Et rassurez-vous. Stéphane Dumais assure qu'il est impossible pour un individu de rester «pris» sous hypnose. Au pire, la personne sombrera dans un profond sommeil et finira par se réveiller... fraîche et dispose.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer