Deux artistes,deux passions

Bruno Pelletier et Guy St-Onge rêvaient d'un projet... (Ghyslaine Payant)

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Bruno Pelletier et Guy St-Onge rêvaient d'un projet commun; ils ont créé l'album et le spectacle Musique et cinéma.

Ghyslaine Payant

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Depuis la sortie de l'album Musique et cinéma, réalisé avec son grand ami Guy St-Onge, Bruno Pelletier a interprété des chansons de films plus souvent qu'à son tour. Après plus d'un an et au-delà de 70 concerts, la tournée s'éteindra en janvier, non sans d'abord faire un détour par l'église d'Acton Vale, vendredi soir.

Lorsque les deux hommes se sont liés d'amitié en 2010 lors d'une tournée symphonique de Notre-Dame-de-Paris, «ça a cliqué» tout de suite, raconte Bruno Pelletier. Fous de musique et branchés sur la même longueur d'onde, le chanteur et le chef d'orchestre ont eu envie de mêler leur talent pour en faire un album. Pour Musique et cinéma, ils ont dû choisir parmi les milliers de pièces issues du vaste monde cinématographique.

«On aurait facilement pu faire un album double, mais étant donné que c'était symphonique, on s'est limités à 12 chansons», explique-t-il.

À partir de leur liste de rêve, il a donc fallu écrémer - beaucoup - en laissant les émotions parler.

Au final, le duo avait conservé des titres bien connus, porteurs de tout un univers, comme Calling you (Bagdad Café), Against All Odds (Against All Odds) et Somewhere (West Side Story).

Au nombre de ces chansons, une le touche particulièrement, même après l'avoir rendue maintes et maintes fois: Ordinaire de Robert Charlebois et Mouffe qu'on a pu entendre dans le film Gabrielle. «Je la sens profondément en moi, et je suis émue chaque fois que je la chante», confie-t-il.

Présenter ce matériel devant public s'est fait tout naturellement, compte tenu de la complicité qui unit les deux artistes. «Avec Guy, il se passe quelque chose sur scène que j'ai rarement vécu, musicalement et humainement. Peut-être parce qu'on est deux gars sensibles...», glisse Bruno Pelletier en guise d'explication.

Musique et cinéma a même fait des petits jusqu'en Russie. En décembre, les deux hommes seront à Moscou pour présenter leur spectacle en version symphonique.

Il faut dire que Bruno Pelletier entretient un lien particulier avec cette partie du monde. «Là-bas, ils connaissent mieux mon répertoire qu'au Québec. Je suis d'ailleurs un cours de russe pour pouvoir parler dans leur langue quand je suis sur scène! J'arrive avec mes feuilles et ils rigolent d'entendre mon accent à couper au couteau. Ça donne une ambiance sympathique», affirme celui qui, depuis Notre-Dame-de-Paris, a ses entrées un peu partout en Europe et en Asie.

Église d'Acton

Mais revenons chez nous. À Acton Vale, le duo proposera presque deux heures de musique de cinéma. On entendra les douze titres de l'album, bien sûr, mais aussi quelques pièces qui faisaient partie de leur «wish list» de départ et d'autres tirées du répertoire de Bruno Pelletier «qui peuvent être reliées au film de notre vie», indique le chanteur.

Vendredi, ce sera la première fois que Pelletier et Saint-Onge présenteront Musique et cinéma dans une église. Le chanteur se croise d'ailleurs les doigts pour que l'acoustique rende justice à sa voix et à la musique de son complice. En version piano-voix intimiste - bien que l'endroit puisse accueillir 947 personnes -, le concert sera agrémenté de guitare, de vibraphone et d'harmonica.

Un projet n'attend pas l'autre

Bruno Pelletier n'a pas l'habitude de se tourner les pouces. «Je fais plusieurs choses; je travaille toujours», se réjouit-il. Dès le début de 2016, un projet l'attend avec le groupe rock français Touch. Au Québec, un EP ou un album est aussi sur la table pour la prochaine année.

Tout cela explique la fin imminente de la tournée Musique et cinéma. Non sans un brin de mélancolie.

«Mais ce n'est pas tant la nostalgie de clore la tournée que la nostalgie de l'époque où on jouait beaucoup. Je réalise à quel point je suis chanceux. Guy et moi avons fait 70 dates, dont une dizaine hors du Québec. En musique, maintenant, un spectacle peut tourner en moyenne 30 ou 40 fois. De nos jours, il y a moins d'achalandage dans les salles et c'est dommage», déplore l'artiste.

Petit quiz cinéma

Votre film-culte? «Le Parrain. Parce que je suis un grand amateur des films des années 70 et parce que Robert DeNiro et Al Pacino sont mes acteurs préférés.»

La plus belle musique de film que vous avez entendue? «La plus belle et la plus triste aussi, c'est la trame sonore de La Liste de Schindler

Un film sans musique, c'est possible? «Oui. Tout est possible en art! Mais la musique est un acteur supplémentaire.»

Le plus grand compositeur de musique de film? «Je dirais Hans Zimmer. Mais je remarque aussi que les séries-télé ont des thèmes musicaux de plus en plus intéressants.»

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