Le cinéma dans l'oeil de Catherine Trudeau

Catherine Trudeau devant deux des 14 clichés qu'elle expose... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Catherine Trudeau devant deux des 14 clichés qu'elle expose au centre culturel France-Arbour jusqu'au 15 novembre. À droite, on aperçoit le costume porté par Vanessa Borduas dans une mise en scène digne de Mad Max.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Imaginez Andréanne A. Malette en beauté désespérée, France Arbour en X-Men ou encore Mélissa Dion Des Landes complètement méconnaissable en junkie. C'est la mission que s'était donnée la photographe Catherine Trudeau en mettant au monde son projet Fiction Hollywood. Et le pari est complètement réussi.

Hier, la jeune femme s'affairait fébrilement à préparer son exposition, qui se tiendra à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 15 novembre dans la salle 207 du centre culturel France-Arbour. Après presque deux ans de travail - et des milliers de clichés -, elle présente 14 oeuvres de grand format mettant en scène 16 artistes de Granby dans des ambiances rappelant le cinéma.

Outre les Malette, Arbour et Dion Des Landes, on pourra reconnaître (mais pas toujours!) les chanteuses Vanessa Borduas, Émilie Janvier et Madmoiselle, l'humoriste Yannick De Martino, les comédiens Martin Gougeon, Benjamin St-Martin Brosseau, Benjamin Déziel, Maxime De Munck, Samuel Côté et Émile Schneider Vanier, ainsi que les animateurs de radio Marie-Ève Dupré et Jean Moreau.

Pour chaque série, Catherine Trudeau a pris au moins 800 clichés de son artiste invité, parfois seul, parfois en compagnie de figurants. Au final, une photo a été retenue pour servir d'affiche promotionnelle et une autre pour figurer dans l'exposition, sa toute première en solo.

Engagement total

La Granbyenne ne compte plus les heures qu'elle a investies dans ce projet, non seulement pour les journées de shooting, mais aussi pour la recherche et la préparation. Totalement engagée, elle a même fabriqué les costumes portés par ses acteurs d'un jour.

Leur enthousiasme l'a d'ailleurs ravie. «Ils ont tous été vraiment généreux de leur temps. Ce qu'on voit, ce n'est pas juste ce que j'ai créé, c'est leur énergie et leurs idées aussi.»

Si Catherine abordait chaque série avec un concept bien clair, il y avait toujours place à l'imagination. «J'avais tout le temps une idée de départ, mais durant la séance, je leur disais "allez-y". Il y avait beaucoup d'improvisation, raconte-t-elle. En fait, on était libre de faire ce qu'on voulait. Ça les a sortis de leur zone de confort, dans le plaisir, je pense.»

On devine que de mener autant de séances photo à grand déploiement, et dans des contextes plus fous les uns que les autres, n'a pas toujours été de tout repos. «On est parfois allés dans des endroits où on n'avait pas le droit d'aller... Et puis, il y a pas mal de mises en scène où tout a changé», dit-elle en citant en exemple la séance avec Benjamin St-Martin Brosseau, transformé pour l'occasion en Edward aux mains d'argent. «Je devais avoir sept figurants avec sept costumes que j'avais confectionnés à la main. Mais en l'absence de la maquilleuse et de la coiffeuse, j'ai dû annuler tout le monde.» Heureusement, le cliché du faux Edward est saisissant, même sans figurant.

Et son moment préféré? «Chacune de ces photos a son histoire, mais j'ai beaucoup apprécié la séance avec Émile Schneider Vanier. Parce que c'était la dernière - il y avait une certaine fébrilité - et parce que je l'ai placé dans un univers burlesque, qui est un peu mon dada.»

Pour Catherine, cette exposition est l'aboutissement d'un long travail devenu un clin d'oeil unique à l'univers du cinéma. «Fiction Hollywood, c'est surtout un beau projet collectif d'artistes connus et moins connus de la région. On a plein de talents ici!», résume celle qui, pour cette démarche estimée à 12 000$, a reçu une subvention de la Ville de Granby de 5000$.

Le vernissage a lieu aujourd'hui de 13 h 30 à 17 h.

Après avoir exposé au centre France-Arbour, la photographe déplacera une partie de ses oeuvres à la boutique Fringué de la rue Principale, à Granby, durant un mois.

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