Et le Félix est remis à...

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La Voix de l'Est a joint Marie-Ève Janvier, Alex Nevsky et Guillaume Beauregard cette semaine, alors qu'ils s'apprêtaient à vivre le Gala de l'ADISQ aux premières loges.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Dimanche soir, ils défileront sur le tapis rouge, parmi le gratin artistique québécois. Dans la salle, ils entendront résonner leur nom en espérant remporter le Félix dans leurs catégories respectives. La Voix de l'Est a joint Marie-Ève Janvier, Alex Nevsky et Guillaume Beauregard cette semaine, alors qu'ils s'apprêtaient à vivre le Gala de l'ADISQ aux premières loges.

Alex Nevsky

Catégorie «Spectacle de l'année, auteur-compositeur-interprète» (Himalaya mon amour)

Catégorie «Interprète masculin de l'année»

Catégorie «Chanson de l'année» (Les Coloriés)

Avec son air insouciant, Alex Nevsky donne l'impression d'être un peu au-dessus de tout le bruit qui entoure le Gala de l'ADISQ. Détrompez-vous. C'est plutôt son petit côté pessimiste qui remonte à la surface. En nomination dans pas moins de trois catégories, le chanteur doute de ses chances. «Je ne pense pas être en position de remporter aucun trophée», laisse-t-il tomber le plus sérieusement du monde.

Pourtant, il est bien conscient que son spectacle a «super bien fonctionné». «Du premier au dernier des 160 shows, il y a eu une évolution constante, on s'est beaucoup amélioré», dit-il, en rappelant qu'avec le temps, les foules étaient passées de 30... à 25 000 personnes.

Issues du vote populaire, les catégories «Chanson de l'année» et «Interprète de l'année» ont pour lui une importance particulière. «Je fais de la musique pour les gens. Ils ont tous autre chose à faire dans la vie que de prendre le temps d'aller voter pour moi, alors c'est significatif. Si je continue, c'est grâce à eux.»

S'il n'est pas appelé sur scène, il n'en mourra pas. «Je ne vis pas 364 jours pour ça, mais je vais être hyper content si je gagne», ajoute-t-il, en se disant bien conscient qu'il y a un sceau de qualité associé à l'ADISQ.

À ceux qui se le demandent, oui, Alex Nevsky aura gribouillé quelques notes de remerciements pour ne pas revivre le «malaise» de l'an dernier, alors que ses trois Félix l'avaient laissé sans mot. «Je m'en suis remis; on en a bien ri», confie-t-il avec le recul.

Et tout en haut de sa liste de mercis trôneront ses parents, ses «plus grands fans», qui le suivent depuis ses modestes débuts au resto-bar L'Escalier de Granby.

Ce dernier n'est pas fou de ces soirées de gala, mais «une fois par année, ça va». Ne serait-ce que pour le côté festif et pour le plaisir de fraterniser avec «ses potes» du milieu qu'il ne voit pas assez souvent, l'événement en vaut la peine, dit-il.

Une petite note «people» pour terminer: Alex foulera le tapis rouge «seul comme un grand garçon», vêtu d'un complet sur-mesure... et d'un tout nouveau chapeau, naturellement.

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Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau

Catégorie «Groupe ou duo de l'année»

Le couple a été étonné d'apprendre sa nomination au gala 2015. «Ça été une surprise, car on n'a pas fait de spectacle. Mais même si ça été une année de télévision, on a été présent dans le portrait musical. C'est sécurisant. Pour moi, ça prouve que je suis à la bonne place», fait remarquer Marie-Ève, dont le duo affrontera Kaïn, Radio Radio, Alfa Rococo et Galaxie.

Selon elle, remporter un tel prix a une importance réelle dans la vie des artistes, surtout sur le plan de la visibilité. «C'est prestigieux et ça donne une exposure incroyable. Quand on rêve de faire ce métier, on s'imagine sur une grande scène et on s'imagine gagner un prix. Ça fait partie du rêve, de l'inaccessible. C'est cliché, mais pour nous, c'est vraiment une belle claque dans le dos.»

D'autant plus que le prix «Groupe ou duo de l'année» est soumis en partie au vote du public. «Ça ajoute à la valeur du prix, c'est certain. Quand tu montes les marches et que c'est le public qui a voté, c'est touchant. Parce qu'on fait ce métier-là pour le monde.»

Bien qu'elle affirme «être plus habituée de ne pas gagner», Marie-Ève Janvier possède un Félix qu'elle a remporté il y a plusieurs années pour le spectacle Don Juan.

«Quand c'est le moment du dévoilement de ta catégorie, ça donne tout un rush d'adrénaline. On a préparé un petit papier de remerciements au cas où!»

Par ailleurs, la jeune femme ne cache pas qu'elle adore ces galas glamour, qui lui permettent de mettre en lumière son côté «très fille». «Dans la vie, je suis souvent habillée en mou. Ces soirées, ça vient assouvir mon désir de me maquiller et de porter des talons!», lance la future maman en riant.

«Dimanche, je vais porter une robe haute couture bleu foncé de Helmer, un créateur de Montréal avec qui j'ai développé une belle relation.»

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Guillaume Beauregard

Catégorie «Auteur ou compositeur de l'année» (D'étoiles, de pluie et de cendres)

Apprendre sa nomination à l'ADISQ a été une belle nouvelle pour Guillaume Beauregard, qui ne s'y attendait pas. La surprise est doublement agréable, dit-il, compte tenu du sérieux dont est empreinte la catégorie «Auteur ou compositeur de l'année». «Pour moi, c'est la plus prestigieuse, celle qui m'interpelle le plus. Le texte et la musique, c'est l'artisanat, la base de tout. Je suis content que ce travail soit reconnu. D'autant plus que, selon moi, c'est la catégorie la plus objective, avec un jury composé de professionnels.»

Avec son album D'étoiles, de pluie et de cendres, le Granbyen a prouvé qu'il pouvait faire sa marque seul, sans Vulgaires Machins, avec qui il a récolté quelques nominations au fil des ans, sans jamais mettre la main sur la fameuse statuette.

Cette nomination vient-elle confirmer son choix de faire cavalier seul? «Non. J'avais déjà la conviction d'avoir pris la bonne décision.»

Malgré les grosses pointures qu'il côtoie dans sa catégorie - Jean Leloup, Pierre Flynn, Louis-Jean Cormier et Fanny Bloom -, Guillaume Beauregard ne se laisse pas impressionner. Il s'attend, confie-t-il, à ce que Leloup remporte le Félix, mais pas question pour lui de se sentir inférieur à tout ce beau monde. «Je le mérite. Mon album est assez bon pour être en nomination dans cette catégorie», affirme-t-il sans complexe. Et peu importe le verdict qui tombera, le jeune homme affirme qu'il est «déjà gagnant d'avoir été nommé».

Quant à l'importance d'un tel événement sur sa vie d'artiste, il dit prendre tout cela avec un grain de sel. «C'est tellement subjectif, il ne faut pas prendre ça trop au sérieux. Mais j'aimerais beaucoup gagner en solo. C'est un bel atout promotionnel et ça pique la curiosité. Ça donne une visibilité et un coup de main de plus.»

Sachez toutefois que le côté clinquant du gala de l'ADISQ laisse Guillaume Beauregard totalement indifférent. Mais il y sera, avec à son bras «la chanteuse et guitariste des Vulgaires Machins, Marie-Ève Roy»...

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