Daniel Boucher: «Ce qui m'inspire, c'est la bibitte humaine»

«Un spectacle, c'est vivant. On va vivre quelque... (photo archives La Presse)

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«Un spectacle, c'est vivant. On va vivre quelque chose; je ne sais pas quoi, mais on va le vivre! Toute est possible!», lance Daniel Boucher au sujet de son spectacle de vendredi à Waterloo.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Au bout du fil, Daniel Boucher était babillard et de belle humeur. Prêt à jaser de tout et de rien - dont sa venue prochaine dans le coin - avec son verbe imagé et sa «coolitude» légendaire.

Avec sous le bras son album, Toutte est temporaire, lancé il y a un an, le chanteur fera en effet un croche par la Maison de la culture de Waterloo, vendredi soir. Une belle occasion de respirer, l'espace d'une soirée, le même air que cette bête de scène assumée.

Ne le prenez pas mal, mais Boucher a donné tellement de spectacles dans sa carrière qu'il avoue candidement avoir peu de souvenirs de l'ancienne petite église waterloise. «Chose certaine, si je ne m'en souviens pas, c'est parce que c'était l'fun. On a tendance à se rappeler ce qui a moins bien été!»

Ce petit oubli n'enlève rien au plaisir qu'il se promet d'avoir vendredi. Seul avec sa guitare dans une ambiance intimiste, il sait que tout peut arriver.

«C'est un peu un anti-spectacle. Je pige dans tous mes albums et je demande aux gens ce qu'ils veulent entendre. Il y a quelque chose d'établi, mais sur une scène, il faut que ça beate. Dès que la spontanéité embarque, on y va!», dit-il.

«Un spectacle, c'est vivant. On va vivre quelque chose; je ne sais pas quoi, mais on va le vivre! Toute est possible!»

Le prolifique auteur-compositeur-interprète a d'ailleurs assez de matériel pour mettre le feu à la place. Ses albums Dix mille matins, La Patente, Chansonnier, Le Soleil est sorti et maintenant Toutte est temporaire - en nomination au prochain Gala de l'ADISQ pour l'album rock de l'année - lui offre l'embarras du choix. «Le temps passe et on accumule les chansons. Je pourrais toutes les chanter, mais ça durerait des heures!»

Créer plus

Six longues années ont séparé ses deux derniers opus. Pour son public, le temps a pu sembler long, mais pas pour lui, qui était occupé à mille autres choses. «Je n'ai pas trouvé ça long, mais c'est clair que j'ai envie de créer plus vite et de sortir des albums plus vite. J'ai des tounes qui dorment et j'ai envie de les chanter. J'aurais du stock en masse pour le faire. Et puis, être en studio, ça me rend heureux.»

Le musicien confie être encore sur l'élan de Toutte est temporaire. Il a encore des choses à dire et à écrire. «Il en reste encore à sortir», lance celui qui, pour créer, se nourrit de ce qui se passe en lui et autour de lui. «Ce qui m'inspire, c'est la bibitte humaine.»

Vieillir, devenir père, cumuler les expériences et les rencontres... Forcément, dit-il, le ton change un peu au fil des ans. «Je suis rendu ailleurs. C'est sûr que je parle d'autre chose. Avec le millage, je me rends compte qu'il y a des choses sur lesquelles je me radicalise. Le niaisage et le manque d'action me dérangent de plus en plus. Sur les questions politiques notamment.»

Rêver d'ailleurs

À 44 ans, Daniel Boucher a roulé sa bosse. Mais il lui reste encore fort à faire. «J'ai encore beaucoup de choses à écrire, beaucoup de studio à faire et beaucoup de stages à user. Mais pas juste au Québec», glisse-t-il.

Ah bon? «C'est un projet. Je veux voyager avec ma guitare, je veux chanter dans des pays où on ne parle pas ma langue, aller dans de petits endroits à la rencontre de gens qui aiment entendre mes chansons.»

Soutenu par sa nouvelle équipe, il a lancé le souhait dans l'univers. Reste seulement à le concrétiser.

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