Une comédie qui fait du bien

Un mélange de flair, de chance et beaucoup... (Photo Imacom Jessica Garneau)

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Un mélange de flair, de chance et beaucoup de travail assurent la réussite à Kim McCraw, qui coproduit avec Luc Déry (micro_scope) le film Guibord s'en va en guerre.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Un mélange de flair, de chance et beaucoup de travail assurent la réussite à Kim McCraw qui coproduit avec Luc Déry (micro_scope) le film Guibord s'en va en guerre. La feuille de route de la société de production est remplie de films ayant connu le succès, tels qu'Incendies, Monsieur Lazhar et Gabrielle. En sera-t-il de même pour le plus récent long métrage de Philippe Falardeau?

«Ça fait du bien d'avoir une comédie, dit la productrice originaire de Granby. On a beaucoup tendance à faire des drames au cinéma et à la télévision, mais les gens ont aussi envie d'avoir un peu plus de légèreté. Malgré que ce soit un film qui tourne autour de la politique, c'est un film qui nous fait beaucoup rire. J'ai accompagné le film dans plusieurs projections et je sais que les gens réagissent super bien.»

En plus de rire un bon coup, l'auditoire peut en même temps en apprendre plus sur l'humain derrière le politicien. «Ce n'est pas juste une satire, ce n'est pas juste un point de vue sur comment la politique va mal. Cet homme-là est plein de bonnes intentions. Ça fait du bien de voir un film qui offre de l'espoir.»

Ce sont tous des aspects qui ont attiré les producteurs, en plus de continuer le travail avec Philippe Falardeau, dont ils ont produit tous les films. «Quand il nous a proposé ce sujet sur un député indépendant qui se retrouve avec la balance du pouvoir, on a trouvé ça assez trippant. Qu'est-ce qu'il va faire? Il va voter pour ou contre la guerre? Il y a plusieurs enjeux autour d'un tel choix. Pour nous, c'était ce qui nous attiré, de faire un film différent sur la politique avec de l'humour et un regard intelligent sur notre société d'aujourd'hui.»

D'autant plus que, comme elle doit lire le même scénario une quinzaine de fois au moins et qu'elle doive participer à chaque étape de sa réalisation, elle s'assure d'aimer l'histoire et le sujet doit l'intéresser. «Quand tu sais que tu travailles cinq ans sur le même projet avec une équipe, tu veux que le projet te parle dès le départ, évoque la productrice. C'est toujours des coups de coeur et parce que le sujet est important à partager.»

Guibord, guidé par son stagiaire Haïtien, découvrira tous les intérêts individualistes et sociétaux en faveur ou en défaveur d'une guerre. Par exemple, pour un mineur sans emploi parce que sa mine est fermée, voudra que le Canada aille en guerre, ce qui lui assurerait un travail.

La sortie à quelques jours du scrutin est un hasard, assure-t-elle. L'équipe s'est tout de même questionnée quant à la date de sortie, craignant que le public ne veuille plus entendre parler de politique. Le film sera d'ailleurs à l'affiche dès demain au cinéma Élysée, de Granby.

Le prochain projet présenté par micro_scope est le film Endorphine, mettant en vedette Sophie Nélisse, Mylène Mackay, Monia Chokri, Anne-Marie Cadieux et Stéphane Crête. Le film, réalisé par André Turpin, l'homme derrière Un crabe dans la tête, propose une réflexion sur la perception du temps. «Il avait envie d'explorer sur le temps, sur la perception qu'on en a. Il a beaucoup étudié sur le sujet, donc il a eu envie de faire un film sur ça. Ça ne sera pas un film grand public, mais ce sera certainement un film qui va faire beaucoup réfléchir.» Sa sortie est prévue pour le début 2016.

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