Un Waterlois se distingue au WCFF de New York

Yanick Chauvin lors du tournage de son premier... (photo fournie par Yanick Chauvin)

Agrandir

Yanick Chauvin lors du tournage de son premier documentaire. On le voit ici avec Serabie, juste après le transfert du lion dans un sanctuaire consacré à la sauvegarde des félins.

photo fournie par Yanick Chauvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) La première fois est parfois la bonne. Parlez-en au photographe commercial Yanick Chauvin qui, à sa première expérience en tant que vidéaste, a mérité le titre du meilleur film en matière d'activisme de la faune au Wildlife Conservation Film Festival (WCFF) de New York, qui se tiendra du 19 au 25 octobre prochain.

Le Waterlois de 44 ans reçoit cet honneur de concert avec Alexandra Lamontage, avec qui il partage la production du documentaire Saving Serabie.

La vie a voulu que Yanick se retrouve aux confins de l'Afrique du Sud par l'intermédiaire d'Alexandra. Il raconte que celle-ci était allée faire du bénévolat dans ce pays pour prendre soin de cinq bébés lions, prétendument destinés à un zoo du Danemark. À son retour au Québec, dit-il, elle a appris qu'un des lionceaux - Serabie, son préféré - avait été transféré dans une ferme de lions élevés pour la chasse.

«Là-bas, on appelle ça du "Canned lion hunting". Ces animaux sont élevés pour devenir des trophées de chasse», indique Yanick Chauvin.

Bouleversée par cette nouvelle, la jeune femme a décidé de sauver Serabie coûte que coûte. Pour ce faire, il lui fallait acquérir la bête pour l'envoyer ensuite dans un sanctuaire où sa vie ne serait plus menacée. Alexandra souhaitait aussi faire de cette histoire un documentaire.

En lançant une campagne sur le site de sociofinancement Haricot, celle-ci a recueilli près de 7000$, affirme Yanick. C'est lors d'un appel à tous sur Facebook qu'il s'est joint au projet. Elle cherchait quelqu'un pour documenter le sauvetage et mettre en lumière le controversé phénomène de la «chasse close».

«Je lui ai répondu que j'avais un amour fou pour les animaux, que je n'avais pas d'expérience dans le documentaire, mais que j'avais envie de le faire», explique-t-il.

L'entente était conclue.

Sortir de sa zone de confort

Le duo s'est envolé vers l'Afrique du Sud, en allant d'abord récupérer Serabie à la ferme, pour ensuite le transférer au Emoya Big Cat Sanctuary, qui protège les félins. Le tournage a duré cinq jours. «J'étais hors de ma zone de confort. Je devais m'occuper de tout: le son, les images», raconte-t-il.

Près de 120 heures de travail plus tard, il en a résulté un documentaire touchant, dérangeant et informatif de près de 30 minutes. D'abord diffusé sur YouTube, Saving Serabie s'est propagé sur les réseaux sociaux.

C'est Alexandra qui a fait les démarches pour inscrire le film à la compétition américaine. «Je ne l'ai pas su. C'est elle qui m'a annoncé qu'on avait été retenus!»

Heureux d'un tel honneur? «Honnêtement, j'ai été très surpris. On est souvent notre pire critique. J'étais satisfait du résultat, mais c'était quand même un grand apprentissage pour moi.»

Étonnamment, Yanick Chauvin ne sera pas présent à New York lors du visionnement du 24 octobre. Mais il a une excellente raison... Désormais vendu à la cause, il sera plutôt de retour au Emoya Big Cat Sanctuary en plein travail. «Je retourne là-bas. Je vais tourner des images pour les aider. J'adore ça.»

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer