Kim Messier : l'écriture dans la peau

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) L'engouement que suscite la littérature érotique sert à merveille l'auteure granbyenne Kim Messier, qui vient de publier Je t'ai dans la peau, un roman tout à fait dans l'air du temps.

Pour cette enseignante de français, il s'agit d'une cinquième parution en peu de temps, après Baiser à Manhattan et Aimer à Manhattan, sorties en 2014. Auparavant, elle avait publié Le Placard (2012) et Coming out (2013) pour un public adolescent.

Dans Je t'ai dans la peau, Kim Messier met en lumière Valérie, qui faisait déjà partie de sa galerie de personnages. Récemment séparée, maman d'une petite fille, elle retrouve l'amour - et la passion avec un grand P - auprès... d'un danseur nu de quelques années son cadet. Non sans crainte et déchirement.

«C'est le livre le plus émotif que j'ai écrit jusqu'à maintenant, raconte l'auteure. Je suis moi-même passée par une séparation. Mais l'histoire est fictive», précise-t-elle.

«Il y a un côté psychologique au récit. Je voulais montrer que deux personnes d'univers différents et d'âges différents pouvaient se rejoindre. C'est aussi axé sur l'acceptation de la séparation, sur le deuil à faire et sur les nouvelles rencontres. Sur la culpabilité aussi.»

Oui, le livre comporte plusieurs scènes à caractère sexuel. Mais Kim Messier se défend d'en abuser. «Je n'en mets pas pour en mettre. J'en mets quand l'occasion est propice dans l'histoire. Je ne voulais pas que ce soit l'axe central.»

La recette, en tout cas, semble fonctionner. «J'ai quelques lecteurs, mais ce sont surtout des femmes. Et je commence même à avoir de fidèles lectrices françaises !», lance-t-elle, en se pinçant presque pour y croire. Baiser à Manhattan est en effet disponible en France et Aimer à Manhattan le sera bientôt.

Kim Messier accepte avec plaisir qu'on la compare à la romancière Marie Gray, mais supporte moins d'être associée à la Britannique E. L. James, à l'origine de Cinquante nuances de Grey. «Je veux plus ou moins être comparée. Je ne suis pas dans le sado-maso. Et mes histoires sont beaucoup plus réalistes», souligne-t-elle.

Précieux temps

Ce dernier roman, dont la jaquette a de quoi attirer le regard, n'est pas né en criant ciseau, avoue la trentenaire. «Ça a pris un an à écrire. C'était assez difficile. J'ai évolué à travers l'écriture. J'ai pris davantage mon temps.»

Une denrée précieuse pour cette mère de deux enfants qui enseigne à temps plein à l'École secondaire du Verbe Divin et écrit à temps partiel.

Mais parce que l'écriture est sa «grosse passion», il n'est aucunement question de ralentir la cadence. Elle s'est bien offert une pause de deux mois cet été, mais elle se remettra au travail très bientôt.

«J'ai choisi naturellement ce créneau, mais je veux faire autre chose aussi. Je vais écrire un dernier roman érotique, car j'aurai fait le tour du jardin. J'aimerais ensuite me concentrer sur un 3e ouvrage de la collection "Tabou" pour adolescents, cette fois sans lien avec l'homosexualité.»

Et une fois ce projet réalisé, cette grande consommatrice de roman fantastique se promet bien de tâter son genre littéraire favori. En y mêlant un peu - beaucoup - d'amour, naturellement !

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