Michel Robichaud : l'année des découvertes

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Cette série de spectacles tient l'auteur-compositeur-interprète assez occupé, si bien qu'il n'aura pas le temps de plancher sur sa prochaine galette avant le printemps prochain.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) En 2014, c'était son festival à lui. Couronné grand gagnant du Festival international de la chanson de Granby l'an dernier, Michel Robichaud n'a pas chômé depuis, au contraire. L'avenir s'annonce tout aussi riche en projets pour l'artiste, qui vogue de découverte en découverte.

En plus de remporter les honneurs du FICG, le chanteur et guitariste originaire de Sainte-Adèle, dans les Laurentides, s'est illustré dans cinq autres concours en 2014, sans compter les nombreuses vitrines musicales auxquelles il a pris part et qui lui ont aussi valu des prix. La cerise sur le sundae: le lancement de son premier album, Beau mystère, en novembre.«Ça a roulé pas mal, reconnaît-il. Tout est arrivé dans la même année; ç'a rentré au toast!» lance d'emblée Michel Robichaud.

Le lauréat ne s'en cache pas, la victoire au festival lui a ouvert des portes au cours de la dernière année, en plus de l'aider à se faire connaître. «L'album s'en venait. Il y a beaucoup d'affaires qui sont arrivées grâce à Granby, et qui ne paraissent pas nécessairement, note Michel Robichaud. Par exemple, des diffuseurs qui t'appellent pour avoir ton spectacle, là où il aurait fallu auditionner.»

Mais gare à la paresse, conseille-t-il à ses futurs successeurs. Sinon on risque de tomber dans l'oubli. «Gagner le festival, ça ne veut pas dire que tout est parti, affirme-t-il. Ça n'enlève pas toute la job que t'as à faire pour progresser. Ça dure quelques semaines, mais il faut donner le coup pour que ça dure. Si tu t'assois là-dessus, t'en as pour deux mois et c'est fini.»

«Le Festival, c'est connu du grand public, renchérit-il. Ça donne la notoriété d'aller me voir en spectacle, mais ça ne veut pas dire que les gens me connaissent ou connaissent mes chansons. Ça a une répercussion juste de l'avoir gagné, mais il faut se défendre en spectacle.»

En mode découverte

En deux ans et demi, l'artiste a enchaîné pas moins de 150 spectacles, dont une quarantaine cet été seulement. La tournée se continue avec tout autant de spectacles cet automne, auxquels s'ajoute une tournée de 25 dates en 32 jours dans trois pays d'Europe: la France, la Suisse et la Belgique.

Autant d'occasions de se faire connaître, mais surtout découvrir par un public qui ignore encore son existence. «Dans des salles de 80 personnes, il y en a peut-être cinq qui savent qui je suis. Et ça ne veut pas dire qu'ils connaissent ma musique, explique Michel Robichaud. Je resterai en mode découverte toute ma vie!»

Même ceux qui possèdent une copie de Beau mystère seront surpris, les prestations évoluant soir après soir. «J'aime arriver dans une salle et laisser le public se faire surprendre. Mes shows, la moitié ce sont des chansons de l'album et l'autre, ce sont toutes sortes de nouvelles affaires. Ça va dans tellement de directions [...] il y a beaucoup de palettes musicales et émotives.»

Découvrir un nouveau son

Cette série de spectacles tient l'auteur-compositeur-interprète assez occupé, si bien qu'il n'aura pas le temps de plancher sur sa prochaine galette avant le printemps prochain. «J'aimerais le sortir à l'automne 2016, mais ça risque plus d'être à l'hiver, indique-t-il. Je rentrerais en studio demain matin si je pouvais.»

La tournée n'empêche toutefois pas Michel Robichaud d'écrire et d'étrenner ses nouvelles chansons sur scène. «Musicalement, je m'en vais dans de nouvelles zones, j'explore, explique l'artiste. Pour mon prochain album, je vais savoir plus vers où je m'en vais, parce que beaucoup de tounes vont avoir été rodées en show, mais je ne me limite pas vraiment. J'ai encore un côté folk-progressif. Mais c'est ce que je pense aujourd'hui; peut-être que dans six mois ça sera du funk!»

Les nouvelles oeuvres, ou à tout le moins une partie, seront probablement enregistrées dans le studio que Michel Robichaud est petit à petit en train d'aménager. «J'ai commencé à m'équiper. J'adore aller jouer avec les sons, et je voudrais le faire encore plus que sur mon premier album. J'aimerais aussi produire d'autres artistes», souhaite-t-il.

Explorer davantage son côté musicien fait aussi partie de ses projets. «J'aimerais explorer le rôle de l'accompagnateur d'autres artistes: jouer de la base pour un, de la guitare pour un autre. Je crois que j'aimerais, dans mon spectacle, prendre cet espace-là, laisser plus de place à la musique.»

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