Un monde de couleurs

Ghyslaine Ledoux, une artiste de Mansonville, ne travaille... (photo Julie Catudal)

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Ghyslaine Ledoux, une artiste de Mansonville, ne travaille qu'à la spatule, avec des couleurs vives qui accrochent l'oeil.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) La rue Shefford a pris des airs de galerie à ciel ouvert, tout au long du week-end, alors que convergeait une foule d'amateurs d'art visuel et de curieux. Sur un kilomètre de long, les 109 artistes participant à Bromont en art ont accueilli les visiteurs et fait la démonstration de leur talent en direct, profitant de la belle luminosité extérieure.

C'est de cas de Paul Hébert, un artiste de Saint-Norbert-d'Artabaska, qui travaille avec du pastel en poudre, des crayons de pastel et des crayons de plomb, sur papier. Autrefois architecte, un monde trop strict et réglementé pour son esprit libre, il laisse aujourd'hui aller pleinement son imagination. Un premier dépôt abstrait de pastel peut lui inspirer plusieurs images, qu'il travaillera ensuite à reproduire.

«C'est un monde de liberté, la création, mais en bout de ligne, il faut que je fasse attention parce que c'est vous, les juges», racontait-il, assis sur l'herbe, spatule à la main, à des passants fortement impressionnés par son talent.

Son ami Daniel Martineau, également de Saint-Norbert-d'Arthabaska, a tourné son premier pot à l'âge de 13 ans. Pot qu'il possède toujours, grâce à sa mère qui l'avait conservé fièrement. Depuis une cinquantaine d'années, il se passionne pour la céramique et la sculpture et a toujours vécu de son art.

Ce week-end, il présentait toutes sortes de choses créées de ses mains, dont un bol tout à fait particulier. Une courbe vers l'intérieur permet un port confortable et solide. Le créateur se faisait un malin plaisir à faire essayer la chose aux visiteurs. M. Martineau en était à sa dixième participation à Bromont en art et en était ravi.

De couleurs et d'histoires

Un peu plus loin dans la rue Shefford, Ghyslaine Ledoux apposait de la peinture à l'huile sur une toile noire. «J'adore ça parce que les couleurs sont particulièrement vives, souligne-t-elle. Les contrastes sont forts.» Fait à noter, l'artiste de Mansonville ne travaille qu'à la spatule, une technique qui a émerveillé les passants.

Un autre artiste qui a pu profiter de l'éclairage naturel est Claude Bonneau. Venu de Baie-Comeau, l'homme a été charmé il y a deux semaines par le symposium de Waterloo, où il était président d'honneur. «Ça va super bien, raconte-t-il. J'ai de bons commentaires. J'ai vendu une toile hier (vendredi) et j'ai des prospects aujourd'hui (samedi). Les gens arrêtent beaucoup.» Il participait pour la deuxième fois à Bromont en art.

Une autre artiste qui méritait d'être découverte, c'est Marie Levac, de Montréal-Est, ne serait-ce que pour le plaisir d'entrer dans un univers tout à fait spécial. En créant ses oeuvres, la dame crée aussi des histoires. «Quand je commence à peindre, l'histoire se développe, confie-t-elle. Je n'ai jamais vieilli dans mon coeur. Le monde aime vraiment ça.» Impossible de sortir de son chapiteau sans un sourire aux lèvres.

Fort achalandage

Rénald Cusson, qui organise l'événement depuis ses débuts avec sa conjointe Marie Claude Tétreault, était très heureux du déroulement de la 17e édition. Joint par téléphone hier, il a dit avoir reçu de multiples commentaires positifs depuis vendredi. Les invités «sont bien contents, on me dit merci. Les compliments qu'on entend, Marie Claude et moi, c'est assez spécial, ça fait chaud au coeur.»

«C'est quand même la 17e édition. La seule plainte que j'ai entendue, c'est qu'il fait chaud! Je suis un peu abasourdi parce que c'est trop. C'est grâce à l'aide des bénévoles qui sont extraordinaires. Je lève mon chapeau à ces gens-là.»

Les visiteurs ont été fort nombreux à fouler les trottoirs de la rue Shefford durant la journée de samedi, indique-t-il. «Je dirais qu'à certains endroits, dans la rue, les gens ont de la misère à circuler parce que les trottoirs sont pleins. C'est très spécial. J'ai rarement vu autant de monde.»

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