Normand Déziel : profession joaillier

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On voit ici le joaillier mettre la dernière touche au trophée du Festival international de la chanson de Granby.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Dans la boutique du joaillier Normand Déziel, les mots «Charme», «Émotion» et «Délicatesse»flottent bien haut sur les murs. Des termes inspirants pour cet artiste qui baigne dans un univers de beauté.

Son coup de foudre pour le métier a eu lieu en 1981, lors d'une visite à l'école de joaillerie et de métaux d'arts de Montréal. «Plus jeune, pour payer mes études à Jonquière en arts et technologies des médias, je travaillais à temps partiel dans une bijouterie. J'avais déjà un intérêt pour ça. Mais en visitant l'académie de formation, j'ai réalisé qu'il y avait des gens qui fabriquaient les bijoux. J'avais 21 ans, j'étais manuel; ç'a été une véritable révélation pour moi!», lance celui qui travaillait alors à la radio.

Retour à l'école, donc, pour Normand Déziel sous la supervision de Madeleine Dansereau, une sommité en matière de joaillerie à l'époque. «Ensuite, ça s'est bousculé», dit-il.

Après ses études, le nouveau joaillier s'établit à Granby. En 1987, il achète la bijouterie Jolin, à laquelle il donne son nom. En 2000, le commerce devenu trop petit change d'adresse, toujours dans le boulevard Boivin, où il était déjà.

Encore aujourd'hui, des décennies plus tard, Normand Déziel n'a rien perdu de son enthousiasme. Si c'était à recommencer, assure-t-il, il referait le même parcours.

«Le bijou perdure dans le temps, se perpétue souvent de génération en génération. C'est l'objet qui dure le plus longtemps et qui peut même revivre sous une autre forme», fait-il remarquer.

Tout est possible

«En joaillerie, on part d'un dessin, ajoute-t-il. À partir de là, on fait un modèle en trois dimensions en cire. Et alors, tout est possible. J'adore avoir carte blanche.»

C'est d'ailleurs la création qui l'allume le plus dans son métier. «Depuis quelques années, j'ai moins de temps dans la vie pour créer. Mais j'ai trois autres excellentes joaillières avec moi.»

En février et en mars, en période plus creuse, Normand Déziel peut heureusement se consacrer davantage à sa passion première. «J'aimerais avoir plus de temps pour faire des pièces plus ouvragées. J'adore le style de Tiffany et de Van Cleef&Arpels, qui font des oeuvres très travaillées.»

Pour l'instant, Normand Déziel préfère demeurer à l'écoute des gens, en façonnant des bijoux selon leurs préférences.

«Quelques personnes viennent ici avec un dessin très précis. Pour d'autres, on fait un croquis. Pour une bague, de A à Z, ça demande trois journées de travail.»

Il reçoit, notamment, beaucoup de vieilles alliances à transformer en de nouveaux bijoux. Sa création la plus flyée: un pendentif fait de fil de laiton avec des pierres précieuses. «Et j'ai déjà eu un diamant de 2 carats 3/4 à monter sur une bague...», se rappelle-t-il.

Sa plus grande récompense, dit-il, est de voir l'émotion des clients quand ils posent les yeux sur leur nouveau bijou. «Je vois régulièrement des gens pleurer.»

Quand on lui demande quelles sont les tendances du moment, l'artiste/homme d'affaires constate que l'or blanc a encore la cote, bien que l'or jaune et l'or rose soient encore recherchés. «L'argent est une matière un peu plus instable. On préfère souvent travailler l'or, de 14 k de préférence, car il est plus malléable.»

Mais la joaillerie ne se limite pas qu'aux bijoux, fait-il remarquer. «J'ai déjà réparé des instruments de musique et des instruments médicaux!»

À quand une collection signée Déziel? «Je n'ai pas choisi l'option d'avoir une signature distincte. Peut-être un jour...», glisse-t-il.

Après plus de 27 ans dans le boul. Boivin, dont 15 ans au même endroit, Normand Déziel tournera bientôt une nouvelle page de sa carrière. Au cours des prochaines semaines, il déménagera ses pénates dans la rue Principale, dans un nouvel emplacement plus moderne et aussi scintillant qu'un bijou.

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