Ancienne église st-joseph : l'orgue Casavant cherche preneur

Laurent-Guy Morin devant l'orgue Casavant qui est à... (photo Janick Marois)

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Laurent-Guy Morin devant l'orgue Casavant qui est à vendre.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Signe des temps, l'orgue Casavant de la défunte église St-Joseph de Granby est aujourd'hui à vendre. Un mastodonte de six tonnes dont la paroisse doit maintenant se départir.

Le représentant de l'église, Laurent-Guy Morin, assure que l'instrument est en parfaite condition, malgré le fait qu'il date de 1950. «Il a été payé 135 000 $ à l'époque, mais aujourd'hui, un orgue comparable coûterait 500 000 $ US!», affirme-t-il.

Vendue à la Fondation Horace-Boivin en décembre 2005 pour la somme de 650 000 $, l'église St-Joseph n'est plus un lieu de culte depuis 2013. Son orgue, par le fait même, n'a plus aucune utilité.

Le prix demandé: à peine 5000 $. Mais les acheteurs pour ce type d'instrument ne courent pas les rues, fait remarquer M. Morin.

«Ça pourrait intéresser d'autres églises, des sectes... On a eu une dizaine de visites, mais aucun acquéreur pour l'instant», dit-il en ajoutant que le démantèlement et le transport de l'orgue et son jeu de tuyaux peuvent coûter «jusqu'à 50 000 $».

Les réseaux sociaux sont mis à contribution, le bouche-à-oreille aussi. «On l'a aussi mis sur des sites internet au Canada et aux États-Unis.»

Sort indéterminé

Depuis l'acquisition de l'église, son presbytère accueille des intervenants spécialisés dans la petite enfance. Au sous-sol, on trouve un magasin de fournitures médicales appelé Le Quartier.

Sur le vaste terrain, la Maison Bergeron-Jetté et le Pavillon Louis G. Choinière ont vu le jour au fil des ans. Ces deux ressources intermédiaires accueillent respectivement 30 et 45 personnes en perte d'autonomie.

Quant à la bâtisse elle-même, son sort demeure toujours indéterminé. «On ne sait pas ce qui va arriver. Elle sera probablement démolie pour reconstruire autre chose», ajoute Laurent-Guy Morin.

Une possibilité que le président du conseil d'administration de la Fondation Horace-Boivin, Marc Breton, confirme. «À court ou moyen terme, on espère construire un autre centre d'hébergement, encore plus grand. On attend toujours l'autorisation du gouvernement pour obtenir des places. Je ne suis pas sûr que l'église restera en place...»

Tous les détails dans notre édition de vendredi

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