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Robert Lalonde: comédien, auteur... et grand maître aux Correspondances d'Eastman

Robert Lalonde vient de terminer l'écriture de Spasme... (photo archives La Presse)

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Robert Lalonde vient de terminer l'écriture de Spasme de vivre, le titre temporaire d'après les vers de Nelligan, dont la date de publication n'est pas encore connue.

photo archives La Presse

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La Tribune
La Voix de l'Est

(Sherbrooke) Robert Lalonde est un habitué des Correspondances d'Eastman. Alors qu'il vient de terminer un nouveau roman, le comédien et auteur prolifique partagera son savoir-faire, demain, lors d'une classe de maître prévue dans la grand-messe de la littérature. Robert Lalonde a aussi l'habitude de se retrouver devant des étudiants, lui qui a offert des cours dans plusieurs universités de la province. Il évoque d'ailleurs un lien entre son mentorat et la trame de son nouveau roman.

Son nouveau bouquin met en scène les échanges épistolaires entre l'écrivain Tchekhov et un jeune disciple; les deux protagonistes ne se rencontreront jamais. «C'est l'histoire d'un jeune disciple admiratif devant le maître. Il est très étonné de voir comment le maître réagit. C'est peut-être mon mentorat en écriture qui me fait écrire sur le sujet», avance-t-il.

Écrire, dit-il

La date de publication de Spasme de vivre - le titre temporaire d'après les vers de Nelligan - n'est pas encore connue. «Elles ont le manuscrit entre les mains», lance-t-il en faisant allusion aux maisons d'édition.

Quels conseils prodiguera celui qui a couché sur papier une vingtaine de livres? «Il y a un certain nombre de règles de base», lance-t-il d'entrée de jeu.

«Les gens disent souvent: "J'ai hâte d'avoir du temps pour écrire, car je n'ai pas le temps." Il n'y a rien de pire. Si on n'écrit pas à mesure que les choses viennent, on prend beaucoup de retard (...) L'écriture, ça se fait en écrivant, ça ne sert à rien d'y penser.»

D'ailleurs, fait-il valoir, «on n'apprend pas à écrire: il faut d'abord écrire.» «C'est plus intéressant de travailler avec le texte qu'on a écrit qu'avec une idée de concept.»

«Il ne faut pas penser que la première version va être la bonne. La première version, il faut la faire de façon rough, succincte. Il faut se mettre des notes dans la marge. Quand on s'arrête à chacune des phrases, on n'avance pas. La première version, il faut la sortir! Il y a des obstacles qu'on peut surmonter quand on travaille en groupe. Par exemple, très souvent, il y a une stimulation qui a lieu avec les autres, car on ne voit pas nous-mêmes ce qu'on fait. Quand les autres nous lisent, on a des réactions d'une part, et d'autre part, on nous dit ce qui ne va pas. C'est une permission qu'on se donne d'explorer...»

Écrire demande de la persévérance. «Il faut avoir envie, essayer, échouer, recommencer... L'écriture demande une telle assiduité dans le travail...»

Deux années ont été nécessaires pour donner vie à son dernier livre, qu'il qualifie «d'assez court (environ 200 pages) et d'assez intense». «Je viens de finir il y a quelques jours. Il en existe cinq versions.»

Des erreurs qu'il perçoit dans le processus d'écriture? «Très souvent, les gens se lancent dans une idée ou un concept, mais ils n'ont pas tellement d'atomes crochus avec le milieu où ça doit se passer. J'essaie de les faire travailler d'assez près d'eux.»

Demain, Robert Lalonde participera aussi à une rencontre qui se déroulera sous forme de grande entrevue, où l'animateur s'intéressera notamment à son parcours d'écriture.

«Ça fait quelques années que je n'étais pas allé aux Correspondances, car je travaillais», lance-t-il en soulignant que cette année, les organisateurs l'ont happé.

Les journées de Robert Lalonde sont occupées: il prend part au tournage de la deuxième saison d'Au secours de Béatrice, en plus des répétitions de la pièce Ce que nous avons fait, qui sera présentée au Théâtre d'Aujourd'hui.

L'enfance se retrouve sous les projecteurs aux Correspondances d'Eastman, lancées aujourd'hui. Un thème cher à Robert Lalonde, qu'il a notamment exploré en faisant revivre son père et sa mère. «Tout ce qui est adolescence et enfance me passionne, toutes les périodes dans la vie où on est dans l'incertitude. Même le livre que je suis en train de finir, c'est un garçon au sortir de l'enfance...» dit-il à propos de son personnage.

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