La photographe Catherine Trudeau fait son cinéma

La photographe Catherine Trudeau montre à son modèle,... (photo Jessika Brault)

Agrandir

La photographe Catherine Trudeau montre à son modèle, Andréanne A. Malette, le résultat d'une séance de photos.

photo Jessika Brault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Plonger, l'espace d'un instant, une dizaine de personnalités d'ici dans un univers cinématographique, voilà l'ambitieux projet dans lequel s'est lancée la photographe Catherine Trudeau il y a un an et demi. Nom de code: Hollywood en fiction.

Le principe est à la fois simple et exigeant. Entre 15 et 20 artistes sont approchés pour une séance photo individuelle hors de l'ordinaire, d'une durée d'une journée. 

Pour mettre en marche cette idée originale, Catherine Trudeau a pu compter sur le Programme de soutien aux initiatives culturelles de la Ville de Granby, qui lui a attribué une bourse de 5000$ sur les 12 000$ auxquels son projet est estimé.

À condition, bien sûr, de choisir des lieux purement granbyens et des artistes d'ici. 

À ce jour, la photographe a réussi à convaincre Vanessa Borduas, Andréanne A. Malette, Yannick de Martino, Mélissa Dion des Landes, Martin Gougeon et France Arbour. D'autres pourparlers sont en cours...

Après avoir accepté son offre, les participants entrent dans le monde de Catherine et consentent à se métamorphoser devant sa lentille. «Ce n'est pas juste des photos. On s'inspire de films et de séries. Avec Vanessa, on est allés dans l'univers post-apocalyptique de Mad Max avec des cascades dans une carrière de roc. Je leur propose souvent des contre-emplois et la plupart acceptent.»

On dirait bien. Imaginez l'humoriste Yannick de Martino déguisé en superhéros pour les besoins de la cause. «Il a un fils de sept ans qui tripe là-dessus, alors c'est l'fun», rigole Catherine.

Andréanne A. Malette s'est pour sa part transformée en «beauté désespérée» des années 50-60. «On a trouvé une petite maison vintage pleine d'accessoires et avec un beau petit terrain. On s'est beaucoup amusées», lance Catherine.

Au plaisir s'ajoute cependant une bonne dose de recherche et de préparation. Pour chaque participant, entre 25 et 100 heures de travail sont nécessaires. Une maquilleuse, une coiffeuse, une assistante et quelques techniciens se joignent à la photographe pour peaufiner chaque séance. Catherine met même la main à la pâte pour la confection de certains costumes.

La professionnelle de l'image a déjà plusieurs autres scénarios en tête «pour aller dans le plus de styles cinématographiques possible». «Je n'ai pas de limites de concepts ou de lieux. Je n'ai pas accès à tout, mais là est le défi.»

L'autre défi majeur, ajoute-t-elle, c'est d'amener ses modèles d'un jour à résumer «l'histoire» qu'elle tente de raconter en une seule et même image. 

«Je fais une sélection. Pour chaque personne, je garde une photo pour l'exposition et une autre pour l'affiche promotionnelle. Je préfère présenter juste une image aux gens pour qu'ils l'apprécient pleinement.»

Le fruit de cette longue démarche artistique sera en effet exposé du 7 au 16 novembre dans la nouvelle salle du Centre culturel France Arbour à Granby. 

D'ici l'exposition, pas question de s'asseoir sur ses lauriers. Parole de Catherine Trudeau, les deux prochains mois seront intenses. «Dans mon processus personnel, c'est un projet majeur. Non seulement il y a le stress de travailler avec des personnes connues, mais il y a aussi celui du deadline

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer