Daniel Brouillette: rencontrez le père de Bine!

Dans ses romans, Daniel Brouillette ne s'enfarge pas... (photo fournie)

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Dans ses romans, Daniel Brouillette ne s'enfarge pas dans les fleurs du tapis. Le ton y est volontairement irrévérencieux, les mots pas toujours jolis et les personnages plutôt culottés! «C'est ce que je suis capable d'écrire. J'ai toujours eu un humour baveux, mais c'est innofensif et les jeunes aiment ça...», affirme ce papa de deux enfants, bientôt trois.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

L'auteur jeunesse Daniel Brouillette a grandi à Granby, non loin de l'école Ave-Maria. Quand il a créé Bine, le jeune héros de sa collection du même nom, il s'est inspiré des lieux de son enfance, des anecdotes qu'il a vécues, de ses béguins d'adolescence... et de lui-même. Son nouveau tome - le cinquième -, intitulé Opération Ping Pow Chow, ne fait pas exception.

«Dans ma tête, l'histoire de Bine s'est toujours déroulée à Granby. Dans le tome 2, ça se passait à l'école Ave-Maria. Dans le tome 6, que je suis en train d'écrire, je visualise la polyvalente J.H. Leclerc... Mais je ne nomme jamais les endroits pour que les enfants puissent imaginer ce qu'ils veulent.»

Son Bine - Benoit-Olivier de son vrai prénom - c'est pas mal Daniel Brouillette quand il était jeune. «Se lancer dans l'écriture d'un roman, c'est terrorisant. Pour me faciliter la tâche, je me suis revu en sixième année. Bine est une extrapolation de moi-même, en exagérant ses défauts et ses qualités. Je lui ai donné plus de substance qu'une personne normale», explique celui qui avoue avoir «toujours été le petit coquin de la classe».

Touche-à-tout

Ce même petit coquin quitte Granby à 23 ans pour aller enseigner à Ottawa, un métier qu'il finit par abandonner. Ce qui l'intéresse, c'est l'humour. Après deux refus à l'École nationale de l'humour comme humoriste, M. Brouillette est finalement retenu comme auteur.

À la sortie de son année d'apprentissage, le jeune homme amorce une carrière d'auteur télévisuel, en se spécialisant dans les jeux-questionnaires. On est alors en 2007, la même année où il se lance dans l'écriture de son premier Bine. Son manuscrit est refusé partout. En 2008, il écrit quand même un deuxième tome, que les éditeurs boudent également. «C'est un échec que j'ai eu en travers la gorge longtemps. J'ai foutu ça dans un tiroir en me disant "Un jour..." et j'ai continué à travailler comme un fou à la télévision», raconte candidement celui qui est aujourd'hui Lavallois et qui est encore très actif dans les coulisses de la télévision.

Puis, en 2012, il apprend l'existence des éditions Les Malins, ressort ses manuscrits du tiroir (sans grand espoir) et leur envoie. Cette fois, c'est la bonne. Depuis la parution de son premier roman, plus de 40 000 exemplaires de la série Bine ont trouvé preneurs.

Intrigues farfelues

Si le style de Bine semble d'abord viser les garçons, il intéresse aussi les filles. Il faut dire que son trio de personnages, qui occupent chacun des tomes, est composé de Bine lui-même, de son copain Tristan, mais aussi de sa «blonde» Maxim. Ensemble, nos trois protagonistes vivent des aventures trépidantes, plantées dans un contexte purement québécois où il est question du Costco, du Publi-Sac, de Kijiji...

Daniel Brouillette ne s'enfarge pas non plus dans les fleurs du tapis. Dans ses bouquins, le ton est volontairement irrévérencieux, les mots pas toujours jolis - on y parle de vomi, de crotte et de zizi -, et les personnages plutôt culottés! Disons qu'on est loin de Martine à la plage...

«C'est ce que je suis capable d'écrire. J'ai toujours eu un humour baveux, mais c'est inoffensif et les jeunes aiment ça. J'assume complètement mon côté 'pipi-caca-pet'! Je suis encore un enfant...», lance celui qui est pourtant papa de deux enfants, bientôt trois.

En principe, Bine s'adresse aux 9-14 ans. Mais, entre nous, neuf ans, c'est peut-être un peu tôt...

Quant aux adultes, ils auront un plaisir fou à lire tout ce qui entoure Opération Ping Pow Chow. Avec la bénédiction de sa maison d'édition, Daniel Brouillette met sa touche partout. La couverture éclatée, son texte de présentation, la page des crédits et même les traditionnels remerciements sont truffés de blagues et de commentaires qui font sourire à pleines dents.

Il faut d'ailleurs voir, au dos du livre, la photo de l'auteur déguisé en «drag queen» pour comprendre son sens de l'humour et de l'autodérision. «Dans la vie, je suis la personne la plus rangée du monde. Mais peu de choses me gênent. Et j'aime que mes livres soient ultra attrayants!»

C'est le cas!

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