Rire de bon coeur et rire jaune

Vincent Bilodeau, Jacques Rossi, Jean-Bernard Hébert, Karine Belly... (Photo Janick Marois)

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Vincent Bilodeau, Jacques Rossi, Jean-Bernard Hébert, Karine Belly et Serge Postigo, l'équipe derrière L'invité.

Photo Janick Marois

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) L'été frappant à nos portes, le Théâtre de Rougemont s'apprête à ouvrir les siennes. Les Productions Jean-Bernard Hébert nous présenteront cette année L'Invité, une comédie qui promet de faire rire de bon coeur, mais aussi de rire jaune.

Serge Postigo, qui campe le rôle principal, a aussi adapté la pièce de David Pharao pour le public québécois. «La difficulté avec certains Français, c'est qu'ils acceptent mal qu'on doive adapter leur pièce. Ils pensent que parce qu'elle est écrite en français, on peut la reprendre telle quelle. Mais on ne peut pas parler à la parisienne ici, illustre le comédien. Pharao, au contraire, comprend parfaitement cette étape et m'a laissé toute la liberté nécessaire.»

Ainsi, Gérard, 50 ans, est devenu Ghislain, fin de la quarantaine. Un homme plein de bonne volonté, mais sans emploi depuis trois ans. Vient un jour une opportunité extraordinaire où, pour s'assurer d'un emploi fort intéressant, il invite l'intégrateur de compétences à un souper gastronomique à la maison. Le hic, c'est que l'épouse docile de Ghislain, Sylvie - campée par Karine Belly - est une piètre cuisinière.

Leur voisin Alexandre, coach de vie improvisé incarné par Vincent Bilodeau, se propose alors de conseiller le couple pour s'assurer qu'il fasse bonne impression. «Alexandre, il est parfait! lance l'interprète à la blague. C'est un conquérant. Il sait comment se présenter, comment se vendre et comment préparer le couple pour qu'il décroche l'emploi. Dans les faits, il pense tout savoir.»

«Parce qu'il ne veut pas l'inviter au restaurant - c'est trop cher -, Ghislain se piège lui-même», explique Jacques Rossi, metteur en scène et collaborateur des Productions Jean-Bernard Hébert depuis près de 25 ans.

Même s'ils semblaient mourir d'envie de nous dévoiler la suite de l'intrigue, les artisans de la pièce ont pu se retenir. «La soirée va se terminer dans une merde pas possible», laisse toutefois tomber Jean-Bernard Hébert, qui deviendra ce fameux patron qu'on tentera d'impressionner à tout prix.

Réflexions

L'équipe aime beaucoup le terrain sur lequel cette comédie la mène. «On est loin des pièces d'alcôve, d'adultère et de triangle amoureux, note M. Rossi. Une comédie, c'est bon quand ça repose sur une tragédie. C'est la manière, le ton et le style qui rend la situation comique.»

«L'invité, c'est une comédie féroce, voire acide, note M. Hébert. On y critique beaucoup la nouvelle mode des coachs de vie, qui nous disent quel vin boire, comment décorer notre maison, quelle voiture conduire, comment s'habiller, s'exprimer, qui fréquenter...»

«La pièce pose les questions suivantes: doit-on suivre ces conseils-là? Jusqu'où faut-il se renier pour réussir?» demande M. Rossi.

«C'est ce que j'aime de la pièce; à quel point c'est dur d'essayer d'être ce que l'on est, parce que c'est tellement plus facile d'être ce qu'on n'est pas», renchérit Serge Postigo.

Un clin d'oeil au métier d'acteur, qui est avant tout une question de dosage. «La base d'une bonne comédie, c'est que les personnages ne savent pas que c'est drôle, affirme M. Postigo. Si on cherche à faire rire pour faire rire, on tombe dans le cabotinage. La comédie, c'est très cruel. On le sait immédiatement quand ça ne fonctionne pas; les gens ne rient pas.»

L'invité s'installe à la salle Marie-Thérèse Desmarais du Théâtre de Rougemont du 26 juin au 22 août, les jeudis, vendredis et samedis, sauf exception. Différents forfaits sont disponibles.

Pour plus d'informations: www.theatrederougemont.com

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