Des photos «comme dans le bon vieux temps»

Pascal Rameux s'affairait, hier, à accrocher ses oeuvres au Centre... (photo fournie)

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Pascal Rameux s'affairait, hier, à accrocher ses oeuvres au Centre culturel Pierre-Gobeil de Sherbrooke.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Peut-être avez-vous encore de vieilles photos polaroïd qui dorment dans vos tiroirs. Des clichés un peu flous, pas toujours réussis, mais porteurs de souvenirs inaltérables. Peut-être alors êtes-vous comme Pascal Rameux, photographe professionnel qui, l'espace d'un moment, a replongé dans l'époque pas si lointaine du cliché instantané.

Hier, le Granbyen était à Sherbrooke pour accrocher les images qu'il a soigneusement préparées pour l'exposition Expolaroïd, qui se tiendra du 17 avril au 3 mai au Centre culturel Pierre-Gobeil.

L'événement a des racines françaises, mais des ramifications un peu partout sur la planète. Au Québec, le photographe Jean Beaudoin l'organise pour une troisième année. Parce qu'il le connaissait de réputation, il a demandé à Pascal Rameux de faire partie du collectif Les Irréductibles Polagraphes (composé aussi des photographes Jonathan Racine, Charles-André Beaudoin et Janie Julien-Fort) qui sera en vedette à Sherbrooke.

Après avoir accepté l'invitation, Pascal Rameux s'est mis à l'oeuvre, équipé d'un appareil polaroïd datant de 1967. « Il a fallu que je me pratique pour dompter l'appareil, raconte-t-il. On doit travailler autrement avec le polaroïd. On revient à l'essence de la photographie et il y a très peu de place à l'erreur. Chaque fois, c'est de l'imprévu. »

Cette méthode vintage impose, en effet, de nombreux caprices, comme la sensibilité à la chaleur, au froid et à la lumière.

« Et il fallait 35 à 40 minutes pour développer une seule photo », explique l'artiste.

Penser autrement

En fait, le défi ne consistait pas seulement à s'éloigner du numérique, mais aussi à penser autrement. « Je suis perfectionniste. En temps normal, je travaille beaucoup mes photos avant chaque prise de vue. Là, j'ai dû revenir à ce que j'avais. Je n'avais pas de contrôle sur mon environnement », dit-il.

Il a « un peu sacré » au début, admet le photographe, déçu qu'il était du résultat. Jusqu'à ce que Jean Beaudoin le rassure : ses photos étaient magnifiques et tout à fait fidèles à sa signature.

Ses trois séries de cinq photos chacune exploitent « les mystères » du polaroïd, à travers des parties de corps ou des corps, parfois nus, parfois couverts. Tous croqués dans un environnement intérieur - avec le souci d'éclairage qu'on lui connaît -, les clichés dégagent, selon lui, « douceur et chaleur ».

Pour admirer de visu ses oeuvres et celles des autres Irréductibles Polagraphes, un détour à Sherbrooke s'impose donc pour le moment. Il n'est pas exclu, cependant, que Pascal Rameux nous présente le fruit de son travail à Granby éventuellement.

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