Émile Proulx-Cloutier: toutes les permissions

«Il est important que l'expérience soit la plus... (photo Rolline Laporte)

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«Il est important que l'expérience soit la plus surprenante possible», affirme Émile Proulx-Cloutier au sujet du spectacle qu'il promène.

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Jérôme Savary
La Voix de l'Est

Le professeur de musique dans la télésérie 30 vies était dû pour se ressourcer. «Je sors d'un très très gros rush avec 30 vies duquel j'émerge depuis peu, explique Émile Proulx-Cloutier, à l'autre bout du fil. C'est comme un tunnel dont je viens de sortir.»

Quand d'autres choisiraient le calme pour recharger leurs batteries, l'auteur-compositeur-interprète-comédien-réalisateur - excusez du peu - poursuit sa tournée de spectacles à travers le Québec.

«Être sur scène est pour moi comme une cour de récréation où, tout d'un coup, tout est permis, explique celui dont l'album Aimer les monstres est son premier. Le spectacle est né du désir d'avoir un espace de liberté à moi, où la musique me donnerait toutes les permissions. C'est à l'opposé de ce qu'on me demande de faire en tant qu'acteur.»

Du tragique au clownesque, sa zone d'exploration est sans borne. En spectacle, ses histoires s'abreuvent à une poésie féconde, faite d'observations du quotidien, de bizarreries anodines et des «grands tourments» qui nous agitent.

Le résultat? «Il est important que l'expérience soit la plus surprenante possible.»

Festif et perfectionniste

Les spectateurs qui auront la chance d'assister à son spectacle, à Waterloo, samedi, pourront jouir d'une expérience bien rodée, avec déjà 90 dates au compteur.

L'artiste de 32 ans a peaufiné les moindres détails du spectacle, qui ne se résume pas aux chansons. Le théâtre est aussi de la fête. «Quand j'ai mis en scène le spectacle, c'était très important pour moi de peaufiner les transitions entre les chansons, les monologues et les histoires. Pour moi, c'était capital. C'est mon bagage de théâtre qui m'impose ça. Il faut que chaque instant du spectacle soit stimulant, surprenant. Les musiciens comprennent ça et participent pleinement à cette expérience.»

Touche-à-tout précoce

Émilie Proulx-Cloutier a plus d'un tour dans son sac. Musicien depuis qu'il a sept ans, ancien membre des Petits Chanteurs du Mont-Royal, comédien à l'âge de 10 ans dans Matusalem de Roger Cantin, il jongle entre le théâtre, la télévision, la réalisation (lire l'encadré), l'écriture et la musique.

Dans ce jardin aux multiples essences, la musique occupe une place qui tient particulièrement à coeur à l'artiste qui a raflé tous les honneurs de l'édition 2011 du Festival en chanson de Petite-Vallée: «La musique correspond au premier espace créatif que j'ai exploré. Elle participe à mon équilibre et je n'ai jamais arrêté d'en faire. Elle me permet aussi de réconcilier toutes sortes de plaisirs que j'ai, soit celui d'être sur scène, de jouer du piano, de chanter, de jouer avec les mots, d'écrire des poèmes et de projeter des histoires dans la tête des gens.»

Renouveler son regard

Curieux, attentif à ce qui l'entoure et à ce qui le secoue à l'intérieur, Émile Proulx-Cloutier glane des bouts de poésie à gauche et à droite. Comme le dit ce jardinier des mots et de la musique, «tout peut être un engrais». «J'essaie constamment de renouveler mon regard et de cueillir des détails dans des comportements, des événements ou dans mes propres failles personnelles, dit-il en expliquant sa démarche créative. C'est un exercice qui ne doit jamais arrêter.»

 

Émile Proulx-Cloutier est en spectacle à la Maison de la Culture de Waterloo, samedi, à 20h. Il sera ensuite à Richmond le 18 avril, et à Sherbrooke, le 28 avril.

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