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Jérôme Couture: «J'apprivoise le succès, un spectacle à la fois»

Jérôme Couture... (photo Frédérick Duchesne)

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Jérôme Couture

photo Frédérick Duchesne

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Jérôme Couture a le bonheur facile. Pourtant, depuis que le finaliste de la première cuvée de La Voix a lancé son tout nouveau spectacle, il y a moins d'un an, il a accentué sa principale dépendance. Loin de se défiler, l'artiste dévoile ce qui le plonge dans cet état d'ivresse soir après soir. «C'est comme une drogue. Je suis vraiment accro à la scène.» Le jeune auteur-compositeur-interprète compte bien partager cette «euphorie musicale» en foulant les planches du Palace de Granby le 28 mars.

Il y a de ces artistes prévisibles au possible qui ne souhaitent pour rien au monde sortir des sentiers battus. Jérôme Couture se positionne à l'autre bout du spectre. Son plaisir: amener son auditoire ailleurs. «Souvent, les gens se font une idée de mon spectacle parce qu'ils m'ont connu à La Voix ou qu'ils ont entendu une de mes chansons à la radio. J'aime surprendre le public en offrant une performance diversifiée. En le faisant entrer dans mon univers.»

Cet univers, l'artiste originaire de Jonquière a commencé à le modeler dès son tout jeune âge. Bien vite, il a compris que la musique prendrait une place prépondérante dans sa vie. «Dès mes huit ans, j'ai commencé à suivre des cours de guitare et de chant, puis à faire des shows. J'étais un peu timide, confie le trentenaire, mais il n'y avait aucune place où je me sentais mieux que sur scène.»

De Jamiroquai à Marvin Gaye

Détenteur d'un baccalauréat en chant jazz-pop, Jérôme Couture s'est imprégné d'influences musicales allant dans tous les sens. Du soul au disco, en passant par les succès des années 90 à aujourd'hui, le jeune homme ne s'impose aucune limite. «Sincèrement, je crois qu'il y a quelque chose à découvrir dans chaque style, dans chaque artiste même. J'aime autant écouter du Jamiroquai que du Marvin Gaye, fait-il remarquer. Je suis comme une éponge parce que j'adore le monde musical. C'est ma vie.»

C'est toutefois Jason Mraz qui a été sa muse côté écriture. «Quand j'ai découvert ce gars-là, ça a été une véritable révélation. C'était évident que je voulais suivre ses traces et composer mes propres trucs. Autant il fait des chansons très disco, très rythmées. Puis aussi d'autres ballades plus country. Il va même jusqu'à mélanger ça avec du rap à l'occasion.»

Nouveau départ

Au cours de la dernière décennie, Jérôme Couture a connu tout un parcours. Il a notamment pris part aux productions Québec Issime, Elvis Story et Les Misérables. L'auteur-compositeur-interprète était à la croisée des chemins. Un nouveau départ s'imposait. «Le trip de gang, je l'ai vécu et je carbure volontiers à ça, concède-t-il. Mais en travaillant avec Marc Dupré à La Voix, j'ai compris que j'ai ce qu'il faut pour que ma carrière prenne une autre tangente. Maintenant, je me sens davantage à ma place en solo.»

C'est de ce nouvel élan qu'est né son premier album éponyme en avril 2014, coécrit avec son mentor, ainsi que Nelson Mainville et Amélie Larocque.

Intarissable

Bien qu'il se considère davantage un «banlieusard» qu'un «gars de la métropole», Jérôme Couture a besoin d'un brin d'effervescence pour créer. D'ailleurs, son inspiration semble intarissable. Le syndrome de la page blanche, ce n'est pas sa tasse de thé. «Je suis toujours à l'affût d'une idée pour écrire une chanson. Ça peut arriver à tout moment de la journée. Avec un horaire chargé, c'est aussi une question de rentabiliser son temps. Un moment donné, je deviens saturé, alors je m'évade dans mon coin, dans le bois. Puis on efface et on recommence.»

D'ailleurs, sa deuxième galette serait en voie d'être enfournée. «Je travaille là-dessus. Marc [Dupré] m'aide beaucoup. J'ai déjà quelques chansons en banque, mais je ne veux pas simplement sortir un album parce que je me mets de la pression. D'ailleurs, ce n'est pas le cas. Il faut que le produit fini me ressemble. Alors il reste encore du chemin à faire, mais ça avance.»

Encore une fois, la majorité du matériel de son prochain disque sera en français. L'artiste ne ferme toutefois pas la porte à une percée dans la langue de Shakespeare. «J'adore le français et c'est très important de chanter dans ma langue maternelle. Mais c'est évident que la consonance de l'anglais est totalement différente. Tant que ma musique me permet de faire bouger les gens, j'aurai atteint un de mes buts. Pour ce qui est de percer le marché américain ou ailleurs dans le monde, pourquoi pas? En attendant, j'apprivoise le succès, un spectacle à la fois.»

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