Un souper d'adieu à Bromont : les amis passent à la casserole

Stéphane Demers, la metteure en scène Marie Charlebois,... (photo Janick Marois)

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Stéphane Demers, la metteure en scène Marie Charlebois, Maude Guérin et Antoine Vézina ont mis la table en conférence de presse, hier,  pour la pièce Un souper d'adieu, qui prendra l'affiche le 10 juin au Théâtre Juste pour rire Bromont.

photo Janick Marois

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Brillante, contemporaine, infernale et très efficace. C'est ainsi que la productrice Luce Rozon a mis la table, hier, en présentant la pièce Un souper d'adieu, qui promet de dérider le public dès le 10 juin au Théâtre Juste pour rire Bromont.

Dans le monde du spectacle, aucun pari n'est gagné d'avance. Mais disons que les assises de la comédie mise en scène par Marie Charlebois sont plutôt solides. Après avoir connu un franc succès avec Le Prénom (plus de 70 000 billets vendus au Québec), les complices de longue date Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière remettent ça en signant Un souper d'adieu. La pièce fait un tabac à Paris depuis l'automne dernier.

C'était une question de temps avant que l'oeuvre théâtrale trouve des ramifications de l'autre côté de l'Atlantique. «En France, ça fait sensation. C'est à guichets fermés. Un incontournable. On a pris les droits tout de suite parce que c'est simplement excellent. Le genre de chose que l'on pourrait vivre au quotidien. En fait, ça traite d'amitié et comment s'en débarrasser», a laissé tomber celle qui tient les rênes des productions Juste pour rire.

Avec un tel ADN, la distribution québécoise se devait d'être à la hauteur. Et les producteurs ont frappé un grand coup en misant sur un trio d'acteurs chéris du public pour camper les colorés personnages. Ainsi, l'histoire s'articule autour d'un couple, Pierre (Stéphane Demers) et Clothilde (Maude Guérin), qui décide de faire le ménage dans ses vieux amis en les conviant à des soupers d'adieu. Antoine Vézina, qui interprète son homonyme, sera le premier en lice. La rencontre au sommet sera toutefois ponctuée de rebondissements.

Portrait décapant

Marie Charlebois confie ne pas avoir hésité avant de se lancer dans l'aventure d'Un souper d'adieu à titre de metteure en scène. Évidemment, la pièce jouit déjà d'une belle notoriété, mais c'est surtout le «regard limpide» sur le monde dans lequel on vit qui l'interpelle.

«Les auteurs dressent un portrait touchant et décapant de la nature humaine. Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, c'est facile d'avoir des centaines d'amis Facebook. Ça flatte l'ego. Et quand ça ne fait plus, on les supprime au gré de notre humeur. Les rapports entre les gens changent. C'est un thème criant d'actualité. C'est le genre de chose qu'on aborde avec un brin de dérision dans la pièce. Autant le public va rire aux éclats que se lancer dans une introspection. Mais chose certaine, je ne souhaite à personne d'être invité à un souper d'adieu!», a lancé en riant la prolifique femme de théâtre.

Lorsque appelée au jeu des comparaisons entre la pièce à succès Le Prénom et la plus récente mouture des coauteurs, Marie Charlebois tranche net. «Oui, la barre est haute, concède-t-elle. Mais je suis persuadée que la comédie Un souper d'adieu sera encore meilleure que sa prédécesseure. Je le sens. Le texte est fort et les acteurs sont excellents. Je suis vraiment fébrile à l'idée de travailler avec eux. Les gens vont adorer.»

Amalgame

Pour Maude Guérin, que l'on a notamment vue évoluer récemment au petit écran dans la série Toute la vérité, il s'agit d'un retour aux sources. «C'est un beau défi. Même si le monde des acteurs est petit, on n'a jamais travaillé ensemble. On va former un bel amalgame. Ça fait plus de 20 ans que je n'ai pas fait de théâtre d'été, ça va faire du bien. Je sors de deux drames avec Clôture de l'amour (Théâtre de Quat'Sous) et je suis en train de jouer Qui a peur de Virginia Woolf? chez Duceppe, alors j'avais envie de renouer avec la comédie», confie-t-elle.

Bien qu'il ait foulé les planches en de nombreuses occasions, Stéphane Demers en sera à ses premières armes au théâtre d'été. Un projet qu'il caressait depuis longtemps. «J'aime tout du métier d'acteur et ça me trottait dans la tête depuis un bout de jouer dans ce genre de pièce. D'autant plus que je rêvais de travailler avec Marie Charlebois. Là, tout est réuni. Une pièce bien ficelée avec une prémisse très vraie. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, la comédie est beaucoup plus exigeante que le drame. L'énergie est totalement différente. Et c'est le genre de rôle dans lequel j'ai le goût de me donner à fond. Ce sera un pur plaisir!», a-t-il lancé.

Quant à la victime de service, elle semblait «comme un poisson dans l'eau» à l'idée de jouer le rôle qui lui a été attribué. «Jouer les souffre-douleur, j'imagine que ça me va bien. L'histoire pour bien paraître dans tout ça, c'est de savoir bien s'entourer, lance à la blague Antoine Vézina. Pour moi, tout se fait en continuité avec les autres projets. Je complète la sixième saison de LOL. Et maintenant, je m'apprête à manger dans Un souper d'adieu. Tout ce que j'espère, c'est que ce ne sera pas prémonitoire!»

 

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