Anthony Roussel: faire recette!

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Jérôme Savary
La Voix de l'Est

Issu de la cuvée 2014 du Festival international de la chanson de Granby (FICG), Anthony Roussel a tous les ingrédients en main pour faire de son premier album - Un jour viendra, sorti le 17 mars - une réussite. Quoi de plus normal pour celui qui est parallèlement chef cuisinier?

En écoutant l'album, on s'attache rapidement à la voix d'Anthony, éraillée, proche de celle d'un Daran, par exemple. «C'est le résultat de beaucoup de cigarettes et de bouteilles de vin», lâche-t-il à l'autre bout du fil.

La pièce qui donne le titre à l'album - Un jour viendra - lève le voile sur une influence artistique majeure d'Anthony Roussel. La mélodie et les guitares sont caractéristiques: il y a du Bertrand Cantat (Noir Désir) dans cette chanson-là. «J'ai une relation amour-haine avec Cantat», souligne Anthony au sujet de l'artiste au passé criminel.

Le FICG à ses côtés

Tantôt rock tantôt ballades, les douze chansons s'appuient sur des textes solides. Le potentiel de l'artiste n'a pas échappé au grand manitou du FICG, Pierre Fortier. «Anthony est un très bon auteur-compositeur-interprète, juge le directeur du festival, en entrevue. La chanson L'impasse devrait plaire à beaucoup de gens [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: cet extrait de l'album joue actuellement<saxo:ch value="194 173"/> à la radio].»

Selon M. Fortier, Roussel est exactement le «genre d'artiste qu'on recherche, avec un très beau potentiel». «Il a de bonnes chansons, il est professionnel et bien entouré. Je pense qu'il est là pour rester.»

Rester dans la musique? À 33 ans, Anthony ne demanderait pas mieux, lui qui présente une feuille de route déjà bien garnie.

Avant les cordes de guitare, Roussel faisait chanter les chaudrons. Il a oeuvré en cuisine de 18 à 28 ans. Il a même eu son propre restaurant. Encore aujourd'hui au service d'un traiteur, il espère bientôt voler de ses propres ailes en tant qu'artiste.

Restaurateur, papa et musicien

La naissance de sa fille a été le déclencheur d'un changement radical. S'occuper de sa petite Simone, aujourd'hui âgée de 6 ans, n'était pas compatible avec le rythme effréné du resto et ses fins de soirées arrosées à 2h du matin. «Avec la naissance de ma fille, si je continuais comme ça, je m'en allais droit dans le mur. J'ai pris un virage à 180 degrés», explique-t-il. La chanson Florence lui est en partie dédiée.

Faire carrière comme musicien s'est ensuite concrétisé. Manifestement, il manie aussi bien sa voix et sa guitare que les couteaux et la cuisson al dente. Pour preuve, il a été récipiendaire du Prix Richard Desjardins à Ma première Place-des-Arts en 2012, et a ainsi pu passer deux semaines à Natashquan auprès du légendaire Gilles Vigneault.

En 2013, il est parti faire la tournée des régions, en première partie de Daniel Boucher. «Ça a été une tournée géniale!», se rappelle Anthony. Excepté le fait que le producteur de cette tournée - Nicolas Asselin, responsable également de l'arnaque des Productions de l'onde - s'était enfui au Maroc avec le cachet des artistes et n'avait pas honoré le contrat de disque qui le liait à Roussel!

Cependant, il est lui resté de cette aventure une amitié forte avec Daniel Boucher, qui s'est traduite notamment avec Les indignés, chantée en duo par les deux acolytes et présente dans l'album de Roussel.

Mardi prochain, dans la salle du café-bar montréalais du Verre bouteille, Anthony Roussel lancera son nouvel album dans un environnement connu. Trinquons à ses futurs succès.

 

Un jour viendra est disponible en version numérique via anthonyroussel.ca

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