Émission Jobs de bras

Un taxidermiste d'ici en vedette

Patrick Groulx et l'équipe de Jobs de bras... (PHOTO ALAIN DION)

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Patrick Groulx et l'équipe de Jobs de bras étaient de passage chez le taxidermiste abbotsfordien Pierre Gévry lundi pour le tournage d'un épisode.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Patrick Groulx et l'équipe de Jobs de bras étaient de passage dans la région lundi pour le tournage d'un épisode portant sur la taxidermie. L'expert Pierre Gévry, de Saint-Paul-d'Abbotsford, a partagé son savoir-faire dans le cadre de la neuvième saison de la série diffusée à Ztélé.

En ondes depuis 2008, Jobs de bras présente des métiers méconnus ou inusités, lesquels sont généralement de type «manuel».

Après avoir tourné plus de 150 épisodes, Patrick Groulx et sa bande désiraient élargir leur champ d'horizon à l'approche d'une nouvelle saison.

«On a fait beaucoup de soudure, de pelle mécanique, etc. Là, on voulait aller ailleurs», explique l'animateur.

La direction de l'émission a donc contacté Pierre Gévry afin qu'il partage son expérience en taxidermie, soit l'art de redonner une allure réaliste à des animaux morts.

Au terme du tournage, Patrick Groulx s'est dit impressionné par le nombre d'étapes incluses dans un processus de taxidermie.

Du montage à la peinture, en passant par le tannage, la réalisation d'une «tête de caribou» peut effectivement requérir plus de dix heures de travail.

Au moment du passage de La Voix de l'Est sur les lieux du tournage, la conjointe de Pierre Gévry, Céline, offrait pour sa part un atelier de couture à partir d'une peau d'impala, un mammifère que l'on retrouve essentiellement en Afrique.

Une industrie à contre-courant

S'il reconnaît avoir éprouvé un peu de stress la veille, Pierre Gévry dit avoir apprécié l'expérience du tournage. «C'est sûr que c'est un peu de la publicité gratuite. Mais c'est surtout de montrer aux gens c'est quoi mon travail.»

L'Abbotsfordien compte à son actif quelques milliers de réalisations avec différents types d'animaux.

Environ 400 d'entre elles ont d'ailleurs été préparées pour le Pavillon Chasse et Pêche de Granby.

Selon M. Gévry, peu de gens réussissent à vivre de la taxidermie, mais il en est. Et malgré un contexte économique difficile et une réduction du cheptel de caribous au Québec, il n'en a pas ressenti les contrecoups.

Pierre Gévry bénéficie notamment d'un savoir-faire particulier en ce qui concerne les spécimens africains, lesquels sont prisés par une clientèle fortunée et fervente de safaris.

«Les produits changent avec le temps. On a toujours de la nouveauté», explique-t-il.

Expérience oblige, Patrick Groulx se doute bien que la thématique suscitera différentes réactions. «Il y a des gens qui m'ont haï quand on a parlé des trappeurs. On disait que j'étais cruel envers les animaux. Mais nous, on n'est pas là pour porter des jugements. On est là pour faire la lumière sur des métiers que les gens connaissent moins», estime l'humoriste originaire d'Ottawa.

Si la date exacte n'est pas encore connue, on nous a confirmé que l'épisode tourné lundi sera diffusé à l'automne 2015.

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