Andréanne A. Malette: remonter le courant

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Entre l'intégralité de Bohèmes et deux medley de chansons d'artistes qui l'ont influencée, on pourra entendre deux nouvelles tounes d'Andréanne A. Malette samedi soir prochain, lors de son arrêt à la Maison de la culture de Waterloo.

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Il y a un an pratiquement jour pour jour, Andréanne A. Malette réalisait un rêve cher à ses yeux avec le lancement de son tout premier album, Bohèmes. Depuis, on entend un peu moins parler d'elle qu'à l'époque de Star Académie, mais c'est loin de vouloir dire qu'il ne se passe plus rien pour elle. Au contraire.

«Je rem arque de plus en plus que les gens associent beaucoup nos carrières à la télévision; plein de gens me demandent si je chante encore parce qu'ils ne me voient plus à la télé. Pourtant, en un an, j'ai fait une grosse tournée promo, pleins de shows, les Francos, la mise en scène des spectacles du FICG, j'ai écrit des chansons pour d'autres comme Mélissa Bédard et Émilie Lévesque, j'ai suivi des cours de jeu pour améliorer ma présence sur scène et m'aider dans les vidéoclips et j'ai commencé à écrire des tounes pour mon prochain album», énumère-t-elle en un souffle.

La Granbyenne reconnaît toutefois que «la grosse vague est passée». «Et je pense que c'est normal. Là, je suis plus à nager tranquillement pour remonter le courant pour en prendre une autre, comme au surf», image-t-elle.

En même temps, dit-elle, pour créer, elle a besoin d'une certaine accalmie, d'un semblant de routine, de stabilité. Cet hiver, elle s'est notamment isolée quelques jours dans un chalet près du lac Bolton pour écrire de nouvelles chansons.

«Malheureusement, je suis une grande procrastineuse, donc j'ai marché dans le bois, fait des feux, lu des livres... mais j'ai quand même réussi à écrire des trucs après», indique-t-elle.

Entre l'intégralité de Bohèmes et deux medley de chansons d'artistes qui l'ont influencée, on pourra d'ailleurs entendre deux nouvelles tounes samedi soir prochain, lors de son arrêt à la Maison de la culture de Waterloo, dévoile-t-elle. Le tout sera servi en formule trio avec ses fidèles complices Judith Sun et Julie Valois, deux amies qui remontent à l'époque de l'École nationale de la chanson.

Changer

Tout le chemin parcouru au cours des quelque 365 derniers jours fait en sorte que la Andréanne d'aujourd'hui n'est pas la même que celle à pareille date l'an dernier. «Mais le gros changement, c'est plus entre 2012 [l'année Star Académie] et maintenant; l'année passée, je me ressemblais déjà un peu plus», précise-t-elle.

Parfois, l'auteure-compositrice-interprète envie «la naïveté incroyable que j'avais à l'époque juste parce que je n'avais rien à perdre, donc je fonçais».

«Là, les gens me connaissent, donc involontairement on se met plus de pression pour performer... Mais je travaille fort pour me remettre tous les jours dans la vibe de "j'ai cinq ans et je me fais mes spectacles"», mentionne-t-elle en riant.

Son processus de création aussi s'est transformé en cours de route, poursuit-elle. «Avant, je composais beaucoup plus en anglais parce que le résultat était plus mélodique, ce qui me ressemblait plus, explique-t-elle. En français, ça donnait toujours des pièces style chanson française manouche comme Les Cons. Là, j'arrive à merger les deux, à écrire en français sur un style plus mélodique.»

Cela fait notamment en sorte que le deuxième album qui lui faisait si peur l'an dernier s'avère beaucoup moins difficile à composer que ce à quoi elle pouvait s'attendre. «Surtout depuis que j'ai vu des gars comme Alex Nevsky et Patrice Michaud décoller avec leur deuxième album», précise-t-elle.

Il est évidemment bien loin d'être terminé et aucune date de sortie n'est avancée, mais la Granbyenne a l'impression que ce nouvel album lui ressemblera davantage. Même si elle affirmait en février dernier «Bohèmes, c'est moi».

«Oui, Bohèmes, c'est moi, mais dans l'espace-temps puisque c'est le ramassis de toute une vie; là, comme je n'ai qu'un an et demi pour le préparer, il faut que je creuse au plus profond de moi-même. Cette fois-ci, ce sera donc moi, intérieurement», conclut-elle.

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