Changements aux Gémeaux : Michel D'Astous se réjouit

Anne Boyer et Michel D'Astous lors du gala... (photo archives La Presse)

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Anne Boyer et Michel D'Astous lors du gala des prix Gémeaux 2011, où ils avaient remporté le trophée pour le meilleur téléroman avec Yamaska.

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Sauf pour deux ou trois bémols, Michel D'Astous, coproducteur avec Anne Boyer chez Duo Productions (Yamaska, Un sur deux), voit les changements apportés au Gala des prix Gémeaux d'un bon oeil.

«Règle générale, c'est très positif, dit-il en entrevue avec La Voix de l'Est. Mais ce qui est le plus merveilleux, c'est qu'on célébrera le party des 30 ans des Gémeaux avec tout le monde. Il y avait de grands absents (Productions J, Aetios, TVA Productions); ça créait un peu de distorsion dans le choix des gagnants. C'est comme si dans un party de famille, il manquait quatre enfants sur dix. Mais là, on verra réuni l'ensemble des artisans.»

À la suite de la révision des mécanismes de fonctionnement des Gémeaux, Julie Snyder, Fabienne Larouche et l'état-major de TVA ont accepté de se joindre à nouveau à la grande fête télévisuelle de septembre, a annoncé mardi le président de l'Académie, Richard Speer.

Ces changements concernent d'abord le processus de sélection; six grands jurys évalueront la plupart des émissions dans les catégories de pointe. Leur vote vaudra pour 70% de la note finale, tandis que les 30% restants proviendront des bulletins remplis par les membres de l'Académie.

Autre nouveauté: dans les sections opposant des émissions (comédie ou dramatique), le poids du vote des membres de l'Académie diminue à 20% pour inclure un 10% basé sur les cotes d'écoute.

«Je crois que c'est un aspect important à considérer, celui de l'atteinte du public cible, est d'avis M. D'Astous. Sans être le seul indice de performance, c'en est un. Ça reste marginal [le poids des cotes d'écoute], et il faut que ça reste comme ça, mais c'est intéressant à considérer.»

La multiplication des trophées

Ce qui l'enthousiasme le plus, toutefois, ce sont les changements apportés dans la catégorie des dramatiques. D'abord avec l'abolition des téléromans, «une très bonne affaire puisque les critères les séparant des séries n'étaient plus très clairs». Ensuite par la nouvelle classification des émissions de cette catégorie d'une façon «plus simple, plus logique et mieux adaptée», soit en fonction du nombre d'épisodes - 2 à 13, 14 à 26 et 27 et plus.

«Ainsi, illustre-t-il, 19-2 et Série noire, par exemple, se retrouvent en compétition dans la même catégorie, et Unité 9, O' et Yamaska le sont dans une autre.»

Le mauvais côté de ces nouvelles divisions, c'est la multiplication des trophées (une centaine seront remis), reconnaît Michel D'Astous. «Le danger est là de récompenser tout le monde, admet-il. On est connu comme une industrie qui s'autocongratule beaucoup. Le problème, c'est que pour ne pas allonger le show télévisé, il va falloir remettre beaucoup plus de prix hors d'ondes. Seules quelques catégories de privilégiés vont se faire en direct à Radio-Canada.»

«Mais rien n'empêche de corriger le tir après coup si on se rend compte que ça n'a pas d'allure», ajoute-t-il aussitôt en guise de conclusion.

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