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Johanne Lefebvre dans l'équipe d'Éric Lapointe à La Voix : une chanson fétiche qui porte chance

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(East-Farnham) Presque 17 ans se sont écoulés depuis que Johanne Lefebvre a remporté la finale du Festival de la chanson de Granby dans la catégorie interprète. Cette même année où Jean-François Breau avait été sacré grand gagnant en tant qu'auteur-compositeur-interprète. Dimanche soir, une porte vers le milieu de la chanson s'est ouverte à nouveau pour la résidante d'East Farnham puisqu'elle a réussi à séduire Éric Lapointe avec son interprétation de la chanson italienne Caruso.

«Je suis tellement heureuse, je ne reçois que de bons commentaires depuis hier soir [dimanche], je flotte littéralement», s'est exclamée la femme de 45 ans à La Voix de l'Est hier.

Caruso, c'est sa «chanson fétiche», dit celle qui n'a pourtant aucune racine italienne. «Il y a des chansons comme ça qu'on entend une fois et avec lesquelles on tombe immédiatement en amour. C'est le cas avec celle-ci. Je l'ai entendue de Pavarotti à la radio et j'ai senti le besoin de l'apprendre par coeur et de la chanter à tous mes spectacles», raconte celle qui a participé à plusieurs reprises à L'Heure JMP et fait les premières parties de Jean-Marc Parent, même au Centre Bell.

Bien entendu, avec une chanson qui relève beaucoup plus du chant lyrique, Johanne Lefebvre ne s'attendait pas à voir se retourner le rockeur Éric Lapointe - le seul, en fait, à avoir appuyé sur son bouton. «Les rockeurs sont souvent les plus romantiques et les plus sensibles, croit l'interprète. Ils carburent à l'émotion. Je pense qu'Éric est le coach parfait pour moi parce que je suis quand même capable de rocker. Je suis très à l'aise dans ces eaux-là. Oui, c'est la meilleure chose qui pouvait m'arriver.»

Amertume, désillusion et espoir

Après son passage remarqué au Festival de la chanson en 1998 - elle avait alors 28 ans -, Johanne Lefebvre a tenté de surfer sur la vague. Mais une interprète sans équipe, ça doit ramer fort. «À 32-33 ans, voyant que ça ne débloquait pas et que je ne voulais pas passer à côté de mon rêve de fonder une famille, j'ai tiré la plug et me suis ouvert une garderie pour chiens», dit celle qui a aussi eu son fils à cette époque.

En 2007, suite aux pressions de son conjoint, elle s'est décidée à s'inscrire au concours Le plus beau RYTHME du Québec, organisé en collaboration avec Rythme FM. «L'année d'avant, c'était Alfa Rococo qui avait gagné, se souvient la native de Québec. Je me suis donc présentée avec une de mes chansons en première partie de Kaïn sur les Plaines d'Abraham... et j'ai gagné!»

Ce premier pas vers un retour à la chanson l'a d'abord amenée à East Farnham, où elle est devenue courtière immobilière en plus de posséder L'Auberge Woouf, puis à participer chaque année aux auditions de La Voix jusqu'à ce qu'elle soit prise cette année.

«J'ai toujours eu ce rêve de vivre de la chanson enfouie quelque part en dedans de moi, indique Johanne Lefebvre. Chanter, c'est un besoin primaire pour moi au même titre que manger, dormir et respirer. Mais l'amertume et la désillusion avaient fait en sorte que je cesse de travailler à développer ma carrière là-dedans. Maintenant, je suis fière de n'avoir jamais complètement lâché.»

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