Alexandre Poulin: entre chansons et histoires

Bien que fort occupé, Alexandre Poulin commence, petit... (photo fournie par Roger Proulx)

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Bien que fort occupé, Alexandre Poulin commence, petit à petit, à penser à son prochain album.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Auteur-compositeur-interprète accompli, Alexandre Poulin propose une soirée intimiste dans son univers folk qui se partage entre histoires et chansons, ce soir, à la Maison de la culture de Waterloo, à l'occasion de sa tournée Le mouvement des marées.

L'artiste originaire de Sherbrooke propose le répertoire de son troisième et dernier album - qui porte le même nom que sa tournée - et revisite également des pièces des deux précédents.

«Sur scène, c'est un grand défi d'arriver à présenter ces chansons-là à deux musiciens sans les dénaturer pour autant. Je trouvais que c'était un beau défi. C'est très stimulant au niveau artistique», raconte-t-il.

Le conteur de chansons, comme il se décrit, affirme que la musique prend plus d'espace sur son dernier album sorti en 2013. «Chaque fois, j'essaie que le disque soit différent du précédent. Je trouve qu'il y a une forme de pertinence de se mettre en danger à chaque disque et d'essayer d'aller ailleurs», dit-il.

L'artiste a exploré les relations hommes/femmes lors de l'écriture, un sujet qu'il n'avait pas osé aborder jusqu'ici. «C'est un sujet qui a toujours été bien sensible pour moi. Je trouve qu'une chanson d'amour peut facilement mettre fin à une carrière, dit-il. Mais j'ai été grandement étonné de voir comment j'étais à l'aise de discuter de ce sujet-là qui, de toute façon, est un sujet éternel.»

Fidèle à lui-même, Alexandre Poulin proposera des histoires entre ses pièces musicales. «Souvent, ça a l'air un peu alambiqué, convient-il. En fin de parcours, tout ça a un certain sens, comme si je n'avais raconté qu'une seule histoire durant la soirée.»

Quelque 70 représentations ont été données en 2014 lors de la tournée Le mouvement des marées, dont une quinzaine en Europe. «Il en reste autant à venir», poursuit Alexandre Poulin.

Sa tournée 2015 s'arrêtera dans plusieurs villes du Québec, puis débarquera en Europe au printemps et à l'automne. Vivre de sa passion et voyager, c'est comme s'il avait «gagné à loterie», dit-il, précisant qu'il ne quitte pas plus de deux semaines à la fois et quatre fois par année.

«Ça fait une espèce d'équilibre entre la vie personnelle et familiale. Et c'est suffisant pour nourrir le public et arriver à faire avancer ma carrière là-bas sans pour autant la faire reculer ici. C'est toujours ça le risque. C'est un danger calculé de passer ton temps à t'en aller et à revenir. Je pense qu'on a trouvé une forme d'équilibre qui me permet d'assumer la tournée à 100% au Québec et idem de l'autre côté.»

Un quatrième album en tête

Alexandre Poulin avoue qu'il n'y a pas beaucoup de place dans son agenda pour réaliser d'autres projets musicaux en ce moment. N'empêche que l'idée d'un quatrième album «germe petit à petit», confie-t-il.

Il faut dire que son dernier album a été lancé il y a moins de deux ans. «En tant qu'auteur-compositeur-interprète, comme je raconte ce que je vis ou les histoires qu'on me raconte, j'ai besoin de beaucoup de route entre chaque album pour avoir l'impression de présenter quelque chose de nouveau, renchérit-il. Je commence à travailler ça, mais on est vraiment dans les prémisses du prochain album.»

Papa d'une fillette, Alexandre Poulin savoure pleinement sa vie familiale. «Je rêvais d'être papa depuis tellement d'années que je fais juste vivre mon trip. Je suis complètement gaga. J'essaie d'en parler le moins possible, mais c'est vraiment les plus beaux moments de ma vie, confie-t-il. Avec ma blonde, on a énormément de temps de qualité avec la petite. On capote!»

Sa fillette sera incontestablement une source d'inspiration lors de ses prochaines créations. «Peut-être. Sûrement. D'une façon ou d'une autre, tu n'as pas le choix parce que ça change le gars, donc ça change l'artiste et la vision que tu as de la vie. Je vais essayer d'éviter de faire quatre chansons qui portent son nom sur le prochain album. Il y a une limite qu'il ne faut pas dépasser!», dit-il en rigolant.

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