L'origine du monde, de Monique Lachapelle : l'extase au féminin

Avec L'origine du monde, la retraitée du monde...

Agrandir

Avec L'origine du monde, la retraitée du monde de l'éducation et passionnée de psychologie et de philosophie invite le lecteur - et surtout la lectrice - «dans une réflexion initiatique sur sa sexualité pour, éventuellement, repartir sur de nouvelles bases».

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Est-ce important pour vous d'avoir des orgasmes? Comment les obtenez-vous? Expliquez d'une façon détaillée comment vous vous masturbez. De quoi vous servez-vous? Un seul orgasme vous suffit-il? Orgasmez-vous pendant le coït?

Ce sont les réponses à ce genre de questions, où plus précisément la conclusion du rapport de la spécialiste américaine Shere Hite qui en découle sur la sexualité féminine et paru en deux temps - 1976 et 2000 -, qui ont été à l'origine du deuxième roman de Monique Lachapelle, L'origine du monde, paru en novembre dernier.

«Cette femme (Shere Hite) a interviewé des milliers de femmes dans les années 70 puis en l'an 2000 à propos de leur sexualité, explique l'auteure. La grande conclusion à laquelle elle est arrivée, c'est qu'il n'y a eu aucun changement dans la façon d'avoir des rapports sexuels pour les femmes en plus de vingt ans, malgré ladite "révolution sexuelle". Oui, la pilule a fait qu'elles ont plus de rapports, mais le genre reste le même, malgré qu'on ait conclu et prouvé que le plaisir sexuel de la femme passe par le clitoris et non le vagin. Ce qui fait qu'une grande majorité d'entre elles restent insatisfaites.»

«La véritable révolution sexuelle, c'est pour quand?» se demande d'ailleurs l'auteure en clôture du récit de quelque 190 pages paru chez Annika Parance Éditeur en novembre.

Se découvrir

C'est dans une chapelle des Cantons-de-l'Est, dans un village fictif situé dans le coin de Bedford, Dunham et Farnham, que Monique Lachapelle campe l'intrigue de son deuxième roman. Un bouquin qui mélange le suspense, le drame et, bien entendu, l'érotisme, laisse-t-elle savoir.

L'origine du monde, qui doit son titre à un tableau controversé du peintre Gustave Courbet et qui présente une femme nue allongée dont le sexe est mis en évidence, raconte l'histoire de Sofia, une riche Montréalaise mariée à un homme alcoolique et colérique. Un beau jour, elle échappe de peu à un accident de la route et se retrouve dans un pré au milieu duquel trône une chapelle laissée à l'abandon. Elle s'y sent si bien qu'elle décide de l'acheter, de la retaper et de s'y établir. Une douzaine d'années plus tard, un journaliste français qui a été mis en contact avec elle débarque pour l'interviewer. S'ensuivra un dialogue de réflexions sur la sexualité.

«Elle (Sofia) découvrira qu'elle ne doit pas vivre sa sexualité en fonction de l'homme, mais qu'elle doit aller au fond d'elle-même pour se découvrir», raconte l'auteure.

Réflexion sur la sexualité

Avec L'origine du monde, la retraitée du monde de l'éducation et passionnée de psychologie et de philosophie invite le lecteur - et surtout la lectrice - «dans une réflexion initiatique sur sa sexualité pour, éventuellement, repartir sur de nouvelles bases».

«Je trouve absolument désolant qu'à notre époque, la femme vive encore sous le joug de l'homme, soit violée, excisée et, plus près de nous, manipulée de sorte qu'elle feigne l'orgasme juste pour mettre fin à un rapport dans lequel elle ne se sent pas valorisée, alors qu'avant la chrétienté, elle (la femme) avait un caractère sacré puisque c'est elle qui donne la vie», conclut Monique Lachapelle, pour résumer le message qu'elle souhaite passer.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer