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Les maîtres du suspense : la tournée promo se termine à Granby

Michel Côté, Stéphane Lapointe et Antoine Bertrand ont... (photo Alain Dion)

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Michel Côté, Stéphane Lapointe et Antoine Bertrand ont fait un arrêt, hier, à Granby, pour la projection du film Les Maîtres du suspense.

photo Alain Dion

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) C'est à Granby que s'est terminée la tournée de promotion du film Les Maîtres du suspense, hier soir. Michel Côté, Antoine Bertrand et le réalisateur Stéphane Lapointe ont fait un bref arrêt au Cinéma Élysée en revenant de Sherbrooke, peu après 20 h, pour saluer les quelque 350 personnes qui avaient obtenu un laissez-passer pour l'avant-première. Malgré la fatigue, ils ont su faire preuve d'un grand sens de l'humour et d'autodérision, lançant gags, boutades et jeux de mots à qui mieux mieux dans une complicité parfaitement synchro. Et Antoine Bertrand n'a pas manqué de souligner ses origines, lui qui est né et a grandi dans la ville du zoo.

«C'est tout le temps cool de revenir chez nous parce que c'est ici que tout a commencé, a-t-il lancé à une assistance déjà conquise. Ma première expérience de théâtre, je l'ai eue au Mont-Sacré-Coeur avec un professeur de français du nom de Claude Lacroix (NDLR: aujourd'hui directeur). Je ne le remercierai jamais assez d'avoir su canaliser toute l'énergie du petit gars tannant que j'étais en classe vers la scène. C'est grâce à lui si je suis ici aujourd'hui.»

En entrevue avec La Voix de l'Est avant cette allocution, celui qui interprète Quentin dans Les Maîtres du suspense s'est remémoré avec plaisir quelques moments de sa jeunesse.

«Je finis toujours mes tournées de promotion à la maison et chaque fois, je me demande toujours si je prends un short cut, mais je finis toujours par passer par la ville. Je nommais tous les spots importants à Stéphane et Michel et leur indiquais où je faisais mes mauvais coups: au Mont (Sacré-Coeur), à la Lichette... En fait, il n'y a pas beaucoup d'endroits qui ont été épargnés», raconte-t-il dans un grand éclat de rire.

Aujourd'hui, il ne lui reste plus aucune parenté à Granby, seulement quelques membres de la famille à Ange-Gardien, laisse-t-il savoir. La dernière qui vivait dans sa ville natale était sa mère, décédée au printemps dernier. «Mais j'ai peut-être des amis inconnus qui sont venus ce soir», s'est-il empressé d'ajouter à la blague.

Travailler dans le plaisir

Le réalisateur Stéphane Lapointe ne cachait pas pour sa part par sa fébrilité à l'idée de «laisser aller» son deuxième long métrage en carrière. En 2006, La vie secrète des gens heureux n'avait cependant pas eu la même visibilité, et donc les mêmes attentes.

«J'avoue que je suis très impressionné par tout le brouhaha autour des Maîtres du suspense. Ça fait cinq ans que je travaille sur ce projet, j'y ai mis toutes mes tripes, ce qui fait que je suis vraiment vulnérable. Je croise les doigts, j'espère que les gens vont être curieux parce que j'offre une comédie différente.»

Michel Côté, pour sa part, a souligné l'immense plaisir qu'il a eu à travailler avec ses deux acolytes. «Stéphane est un gars extrêmement intelligent, qui ne perd jamais le sourire et qui sait où il s'en va. Il a décidé exactement quel style de cinéma il voulait faire et s'y tient. On travaille fort, mais toujours dans le plaisir», a-t-il dit à propos de celui qui le dirige également dans La théorie du KO.

«Antoine, reprend-il, je ne l'avais salué qu'une seule fois lors d'un gala, mais j'ai vraiment appris à le connaître sur le plateau du film. C'est un gars vraiment simple et proche des gens. J'avais hâte de travailler avec lui parce que j'avais un fun fou avec Marc Messier (un autre Granbyen) dans Broue. Maintenant, je sais qu'Antoine est de Granby.»

Les Maîtres du suspense est un suspense comique, ou comédie de suspense et d'aventure. Il relate les déboires de l'auteur à succès Hubert Wolfe (Michel Côté), qui se sert d'un écrivain fantôme (Robin Aubert) pour lui pondre ses excellents romans depuis qu'il est atteint du syndrome de la page blanche. Sa bouée littéraire se dégonflera toutefois à la veille de livrer un important manuscrit, de sorte qu'il sera obligé de se tourner vers Quentin (Antoine Bertrand), un éducateur en garderie trentenaire, encore vierge, qui vit sous le joug de sa mère et invente des historiettes pour enfants. Le trio sera amené à se déplacer du côté de la Louisiane, en quête d'inspiration.

Le long métrage est à l'affiche dès aujourd'hui.

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