Son premier Salon des artisans au Carrousel du Louvre!

La joaillière Ariane Marois fabrique des pièces uniques... (photo Alain Dion)

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La joaillière Ariane Marois fabrique des pièces uniques et de petites séries aux lignes épurées et féminines avec des métaux précieux tels l'or blanc et l'argent ainsi que des pierres précieuses et des perles.

photo Alain Dion

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Sutton) L'artiste joaillière Ariane Marois a récemment participé à son tout premier Salon des artisans. Et pas n'importe lequel! Elle s'est rendue au Carrousel du Louvre, à Paris, où se déroulait la 8e Biennale du Carrousel des Métiers d'Art et de Création, du 3 au 7 décembre derniers. Elle était d'ailleurs la seule déléguée québécoise.

«C'est quand même pas pire comme endroit pour un premier salon», reconnaît en riant la Suttonnaise. «Il y avait plus de 300 exposants et on nous a dit que plus de 80 000 visiteurs étaient passés. Je n'avais que de bons commentaires, et Dieu sait que les Parisiens sont reconnus pour ne pas avoir la langue dans leur poche! J'ai même reçu une offre de stage avec un Français qui travaille l'or 18 carats et me suis fait approcher pour le Japon.»

Il faut dire que la prestance des lieux allait de pair avec les bijoux qu'elle confectionne. La diplômée de l'École de joaillerie de Québec fabrique des pièces uniques et de petites séries aux lignes épurées et féminines avec des métaux précieux tels l'or blanc et l'argent ainsi que des pierres précieuses et des perles.

«Mais pour Paris, je n'ai amené que des créations en argent... c'était plus simple pour le dédouanage», indique-t-elle.

C'est en remportant un concours organisé conjointement par la SODEC et les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) que la femme de 31 ans a pu obtenir son laissez-passer pour le Carrousel du Louvre. Ce prix, Jeunes talents des métiers d'art 2014, s'inscrit dans le cadre de la Convention de coopération entre la France et le Québec pour le développement des métiers d'art, en partenariat avec la Chambre des métiers et de l'artisanat de Paris ainsi que la Chambre régionale des métiers et de l'artisanat d'Île-de-France. Il vise à donner une première expérience d'exportation à un artisan de la relève.

Précision et minutie

Dans l'atelier-boutique qu'elle a ouvert il y a trois ans et demi rue Principale à Sutton, Ariane Marois transforme la matière brute - qu'elle se procure auprès de différents fournisseurs - en de chics et sublimes colliers, bagues, bracelets et autres bijoux.

Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas tant une passion pour la joaillerie ou les matières précieuses qui l'a menée à choisir cette voie qu'un fort intérêt pour «la précision et la minutie que ça demande».

«Depuis que je suis toute petite, explique l'artiste, je travaille avec mes mains. J'ai longtemps fait de la poterie, et avec le temps, je me suis mise à faire de plus en plus dans la miniature. C'est en me rendant dans un Salon des artisans et en voyant les outils avec lesquels travaillait un joaillier que j'ai eu le coup de foudre. La précision et la minutie que ça demandait...»

Elle a donc quitté son Rimouski natal pour un DEC à l'École de joaillerie de Québec, d'où elle a obtenu son diplôme en 2003. Après avoir travaillé pour plusieurs autres, elle a ouvert son propre atelier en 2011, juste à côté du Cafetier à Sutton. Vous pouvez d'ailleurs passer la voir: il est ouvert à tous!

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