Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau présentent Libre 

Après trois albums à chanter l'amour rose bonbon... (photo fournie)

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Après trois albums à chanter l'amour rose bonbon des lunes de miel, Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier nous ont offert cette semaine un nouveau CD sur un thème tout autre, celui de l'enfance. «Ça reste de l'amour, mais pas celui du couple», souligne Jean-François.

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Pour Libre, le duo a fait appel à quelques amis auteurs-compositeurs pour lui concocter quatorze titres originaux portant sur l'enfance. Un thème aussi vaste a donné lieu à de multiples interprétations, si bien qu'aucune des chansons ne l'aborde du même angle.

«Michel Rivard et Ève Déziel adoptent le point de vue d'une petite fille qui console sa poupée le soir dans son lit en entendant ses parents se chicaner dans Dormir comme un ange, Ingrid St-Pierre celui d'un papa qui parle à la bedaine de maman dans La Planète, Le Dimanche celui d'une grand-maman qui demande à son fils maintenant adulte s'il viendra toujours la voir avec ses petits-enfants et Jolie Jolyne celui d'un grand-papa qui parle à sa petite-fille qui vient de naître...», donne-t-il en exemples.

La pièce-titre de l'album, ultra touchante, a pour sa part été composée par Marie-Ève Janvier elle-même, une première dans son cas. «Ça fait longtemps que je voulais composer une chanson, mais ça ne marchait juste pas, raconte-t-elle. Un jour, je me suis mise à fredonner quelque chose, et j'ai compris que j'étais en train de composer une chanson. Ça m'obsédait, j'ai enfin compris Jean-François quand il tombe dans ses périodes de création et qu'il n'écoute rien de ce que je dis!»

Libre est directement inspiré du deuil que la famille Janvier a dû faire à la suite du décès de Louis-Philippe. «J'ai tenté de me mettre dans la peau de mes parents, mais je ne voulais pas que ce soit triste, plutôt lumineux avec une grande sérénité, dit-elle. Le parent comprend qu'il doit continuer son chemin et laisser son enfant s'envoler, comme la mélodie du refrain. C'est un peu un baume pour le coeur, on l'a braillée en famille, cette chanson-là. Ça a fait partie du processus de deuil.»

Le titre de l'album, toutefois, fait non seulement référence à cette merveilleuse chanson, mais aussi à la liberté de cette période de notre vie, où les soucis et les responsabilités n'existent pas, et nous invite à un voyage dans nos souvenirs tout en nous ramenant à l'essentiel, tient à préciser Jean-François.

Émotion, vérité et fragilité

La création de ce quatrième album en duo pour Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau s'est déroulée très rapidement. «Cet été, entre deux shows, on cherchait un cadeau original à offrir à la petite fille d'un couple d'amis qui venait de naître, racontent-ils. On a décidé de lui composer une berceuse. C'est significatif, ce serait SA chanson à elle.»

Marie-Ève a par la suite proposé de faire un disque de berceuses, mais Jean-François n'était pas très convaincu. «À force de virer ça dans nos têtes, on s'est dit qu'on pourrait élargir ça au thème de l'enfance, puisque ça parle à tout le monde.»

Ils ont demandé à plusieurs collaborateurs de leur pondre quelque chose. «Et comme on est effrontés, on leur a donné deux semaines», lance Jean-François en riant. Les résultats ont commencé à entrer, si bien que le disque qu'ils comptaient au départ sortir en 2015 a été devancé à décembre 2014.

Fait à noter: le couple ne chante en duo que sur une seule chanson de l'album, toutes les autres étant interprétées soit par elle, soit par lui. «Ça s'est fait sans forcer les choses, soutient Jean-François. Le thème est tellement personnel et introverti qu'on se voyait mal chanter à deux voix. La grosse différence avec celui-ci, c'est qu'on est beaucoup plus dans l'émotion, la douceur et la fragilité que dans l'entertainment.»

Pour pousser la vérité de l'interprétation à son maximum, le couple s'est également permis de garder «quelques imperfections». «On ne voulait pas faire l'erreur de trop polir nos chansons par peur de perdre la vérité de l'interprétation. On voulait qu'en écoutant le disque, les gens sentent l'émotion, les respirations, la fébrilité ou la fragilité dans nos voix.»

Si on peut se permettre, le résultat est fort convaincant.

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