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Samedi matin du maire Bonin sur la culture: des chiffres et une ébauche de vision

En 2015, le maire de Granby, Pascal Bonin,... (photo Catherine Trudeau)

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En 2015, le maire de Granby, Pascal Bonin, a comme objectif de «faire une consultation publique sur la culture pour déterminer notre vision d'avenir».

photo Catherine Trudeau

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Qui a dit que la culture n'était pas un enjeu majeur? France Arbour aura réussi à rallier les troupes. Une centaine de personnes se sont déplacées à la salle du conseil pour le Samedi matin du maire Bonin portant sur la culture. Et si les discussions ont dérivé dans tous les sens à plusieurs reprises, chacun tirant sur son bord de la couverture, il en est tout de même sorti quelques éléments intéressants et une ébauche de vision d'avenir.

Pour répondre à une question de France Arbour, la rencontre a débuté avec une présentation du budget culturel 2013-2015 par Patrice Faucher, directeur du Service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire, assisté de Michel Pinault, le dg de la Ville, et du maire Pascal Bonin (voir tableau ci-contre). En gros, on a pu constater que la culture accapare un peu plus de 3% du budget total de la municipalité, et qu'il croît à peine entre 2013 et 2015.

De 2 823 289$ sur 91 529 704$ (3,08%) en 2013, il passe à une prévision de 2 972 109$ sur 90 281 934$ (3,29%) pour 2014 puis 3 087 441$ sur 93 005 690$ (3,32%) pour 2015. C'est donc «beaucoup plus» que le 1% que réclamait France Arbour...

Il est toutefois important de mentionner que sont inclus dans ces chiffres les coûts «indirects» liés à la culture tels l'administration, l'entretien des bâtisses et des infrastructures et l'électricité.

Une citoyenne a d'ailleurs fait valoir qu'il aurait été intéressant de connaître la proportion réelle de l'argent directement injectée dans la culture à proprement parler, en excluant les coûts plus «techniques». Ce sur quoi les élus se pencheront; ils divulgueront l'information, ont-ils dit, dans les prochains jours sur le site internet de la Ville, au même titre que la présentation PowerPoint présentée samedi matin.

Stagnation

Au terme de la présentation, Pascal Bonin a souligné qu'il n'y a pas eu de coupes radicales, les seuls événements qui ont vraiment écopé étant les spectacles extérieurs gratuits (20 000$ de moins en raison de l'annulation des concerts à l'heure du midi, l'été, à la place Johnson) et Granby en fête (50 000$ de moins) en 2014.

Il reconnaît toutefois que la maigre augmentation du budget alloué à la culture sert surtout à éponger l'inflation, «ce qui revient à une stagnation», résume-t-il.

«Mais je pense qu'on ne se contera pas de menteries: avec le Pacte fiscal, on n'est pas à la veille d'avoir soudainement plus d'argent, donc on est plus en mode conservation de nos acquis qu'en mode développement, et on doit user de notre créativité pour déterminer ce qu'on fait à partir de maintenant, ce dont on a besoin et comment on peut faire autrement avec ce qu'on a déjà», a-t-il ajouté.

La proposition sans doute la plus intéressante est venue à la toute fin de la rencontre. Un citoyen a fait valoir que les 20 écoles sur le territoire seraient une bonne solution pour combler les besoins de locaux des artistes et autres acteurs du milieu culturel. «Les soirs et les fins de semaine, elles ne sont pas occupées. Elles ont pourtant toutes des bibliothèques, des auditoriums, etc. Comme il y a déjà des surveillants ou gardiens de sécurité sur place, ça ne coûterait pas bien bien plus cher de les rendre accessibles à la population pour des activités culturelles. C'est ce qu'on appelle maximiser ses avoirs», a-t-il exposé.

Vision d'avenir

Questionné à plusieurs reprises sur sa vision d'avenir de la culture à Granby mais fréquemment interrompu, le maire Bonin a finalement pu répondre: «La culture est un art qui se vit tous les jours, et si on la cache, elle n'est pas accessible. Il faut donc la sortir de ses lieux habituels.»

Une de ses priorités, a-t-il laissé savoir, ce sont les jeunes. «Et quand je dis "jeunes", je ratisse large: 14-35 ans. Je les entends de façon récurrente dire qu'ils ne se sentent pas inclus, qu'ils ne se sentent pas là. Il faut trouver le moyen de les impliquer, de sorte qu'ils trouvent leur place. C'est pourquoi j'aimerais qu'on soit plus "in" en matière de culture, pour voir plus de jeunes dans nos activités culturelles.»

Deux «jeunes» présents dans la salle ont en ce sens pris la parole, le premier pour dénoncer la trop petite quantité de livres disponibles à la bibliothèque - «il y avait sept mois d'attente pour celui que je voulais lire, j'ai eu le temps de voir le film avant de lire le livre», a-t-il illustré.

Le second, Patrick Goleau, bien connu dans le milieu artistique, a plutôt proposé d'aller chercher les jeunes grâce au numérique «puisque c'est ce qui les allume présentement. On est vraiment en retard à Granby là-dessus», a-t-il dit en appuyant sur son «vraiment».

Tout ça sera à suivre en 2015 puisque Pascal Bonin a fait savoir qu'il a comme objectif «de faire une consultation publique sur la culture pour déterminer notre vision d'avenir».

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