Michel Robichaud lance son premier album

«Ça représente un an de travail, d'apprentissage, de... (photo Sylvie Bellay)

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«Ça représente un an de travail, d'apprentissage, de prises de décisions... Ça représente, en fait, beaucoup plus que ce que je pensais», dit le lauréat du FICG 2014, Michel Robichaud, au sujet de son nouvel album.

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Pratiquement deux mois jour pour jour après avoir remporté la finale du 46e Festival de la chanson de Granby, Michel Robichaud lançait cette semaine son premier disque, Beau Mystère. Rapide, pensez-vous? Il nous avait pourtant avertis. En fait, disait-il, il était surtout venu à Granby pour plugger cet album à voir le jour et déjà fort avancé. Le lancement a eu lieu mercredi soir au Divan Orange à Montréal.

«Je suis tellement fier! , s'est exclamé l'auteur-compositeur-interprète à La Voix de l'Est quelques heures avant le moment tant attendu. Ça représente un an de travail, d'apprentissage, de prises de décisions... Ça représente, en fait, beaucoup plus que ce que je pensais. Hier, à Sainte-Adèle [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: son patelin, où il a fait un prélancement], je me suis carrément mis à pleurer après mes remerciements tellement j'ai soudainement vu l'ensemble de mon année et des efforts que j'y ai mis.»

Beau mystère, Le vol et Vancouver, les trois chansons que le jeune homme de 29 ans nous avait présentées au Festival, sont évidemment du nombre des 12 titres qui figurent sur l'album - disponible en copie numérique seulement, faut-il préciser. Mais elles sont loin d'être représentatives de l'album, qui rock pas mal plus sur certaines tounes. Oubliez donc l'étiquette de poète-conteur qui lui a été accolée au Festival: ce n'est qu'une facette de ce que Michel Robichaud nous sert à travers son «folk progressif sympathique».

«Je suis un peu caméléon, admet-il. J'aime aller dans plusieurs directions. Je suis peut-être encore en phase d'exploration, remarque, parce que je ne suis pas dans un band depuis l'âge de 14 ans avec bien des années derrière la cravate pour travailler mon son. Je suis débarqué il y a deux ans et je fonctionne de manière instinctive. Et j'espère en fait que ça va toujours être comme ça.»

Il raconte dans le détour que le métier de chanteur lui faisait «extrêmement peur» il n'y a pas si longtemps de ça. «Je ne me voyais pas chanter les mêmes chansons, écrites de la même façon selon la même recette pendant 10 ans. En ce sens, je trouvais que le métier de peintre me ressemblait plus, puisqu'un peintre fait une série de toiles puis passe à une autre et encore une autre selon ses désirs. Puis, j'ai réalisé que ça pouvait être possible de fonctionner comme ça en chanson aussi», dit-il.

Style «mini-wheat»

Pourquoi, alors, avoir décidé de présenter les trois chansons les plus smooth de Beau Mystère au FICG en septembre dernier plutôt que de surfer sur différents styles? «Parce que je voulais voir si mon côté plus sérieux, mon côté raconteur d'histoires, fonctionnait aussi bien que mon côté comique, explique Robichaud. C'était la première fois que je débarquais dans un concours avec ces trois chansons-là. Comme c'était le dernier que j'allais faire, il fallait que j'en profite.»

Connaissant l'issue de la grande finale, force est d'admettre que son côté sain est autant apprécié que son côté givré! Ce qui lui plaît bien. «J'avais une grande peur en sortant Beau Mystère, c'était que la chanson Vas-y soit retenue comme premier extrait radio et que je sois à cause d'elle associé à la chanson comique, indique celui qui sera à Belle et Bum ce soir. En même temps, il y a à peu près juste 2 ou 3 tounes radiophoniques sur le disque... Mais je suis content que ce soit Sur mon dos qu'on ait choisi comme single.»

On peut entendre la toune sur les ondes de quelques stations, dont CKOI, et elle figure au Top 10 du Palmarès de l'ADISQ.

Professionnel

La sortie de Beau Mystère vient non seulement concrétiser la fin de l'époque des concours pour Michel Robichaud - qui les a pratiquement tous gagnés dans la dernière année -, mais également le début de son statut d'auteur-compositeur-interprète professionnel. Le lauréat du FICG 2014 se considère tout de même comme «le p'tit nouveau» dans l'industrie. «C'est drôle de voir ça comme ça parce que je suis encore en train d'apprivoiser toutes sortes d'affaires et de peaufiner mon art, fait-il remarquer. La réalité du métier embarque tranquillement, mais ce n'est pas encore entré dans ma tête qu'il s'agit d'un travail. C'est plus comme un mode de vie.»

En plus de son album, le gars des «Pays-d'en-Haut» a créé sa propre compagnie de disques, les Disques Albert, «grâce aux nombreux prix que j'ai gagné à Granby», laisse-t-il savoir, ce qui lui permet de s'autoproduire.

Robichaud a d'ailleurs bien hâte de revenir dans la région, et ça se fera beaucoup plus tôt qu'on pourrait le penser puisqu'il sera de la première Soirée Découvertes du Festival de la chanson en compagnie de David Marin et Pierre Fortin.

«J'ai hâte de revoir les gens que j'ai connus pendant le Festival, dit-il. Ça fait deux mois, mais on dirait que c'était hier, et en même temps que ça remonte à il y a deux ans!»

Rappelons que les Soirées Découvertes proposent un concept particulier: trois auteurs-compositeurs-interprètes se réunissent pour interpréter les chansons de l'un et de l'autre en y apportant leur touche personnelle. «C'est en plein le genre de concept que j'adore parce que ça me sort de ce que je connais», note Michel Robichaud.

Ça se passera le 25 novembre prochain à 20h dans le foyer du Palace de Granby.

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