A+ pour l'audace, C pour le reste

Mélissa Dion Des Landes et Amélie Prévost ont... (Photo Stéphane Champagne)

Agrandir

Mélissa Dion Des Landes et Amélie Prévost ont de l'audace, du courage même. Pas évident d'écrire une pièce de théâtre, de la produire, de monter le show de A à Z finalement, et en plus d'aller la défendre soi-même sur scène.

Photo Stéphane Champagne

Partager

Sur le même thème

Michel Tassé, critique
La Voix de l'Est

(GRANBY) Mélissa Dion Des Landes et Amélie Prévost ont de l'audace, du courage même. Pas évident d'écrire une pièce de théâtre, de la produire, de monter le show de A à Z finalement, et en plus d'aller la défendre soi-même sur scène. C'est ce qu'elles ont fait avec Les Grosses Geishas qui, après avoir été présentée neuf fois dans une petite salle du boulevard Saint-Laurent à Montréal, était à l'affiche du Palace, mercredi soir.

Mélissa et Amélie ont osé en montant un projet de cette envergure et ils ont osé aussi en proposant une pièce différente. Dans Les Grosses Geishas, on ne parle pas des relations de couple et on ne joue pas au jeu de la vérité et ça fait du bien! L'action se passe dans un salon de geishas (ben oui!), où deux policières de la GRC tentent de mettre la main sur un dangereux individu qui a un faible pour les femmes rondes en se faisant passer pour des dames de compagnie japonaise. Bref, on va vraiment ailleurs.

Le scénario donne le goût. Et la présentation visuelle, avec un multimédia fort intéressant, mérite aussi une très bonne note.

C'est au niveau du texte que ça se gâte un peu. Les Grosses Geishas est présentée comme une comédie, un bon divertissement, mais on n'a pas ri si souvent et on n'a pas ri si fort. Il faut dire qu'il n'est pas facile de créer un effet d'entraînement dans une aussi grande salle lorsqu'il y a 200 personnes. En ce sens, l'humour des Geishas devait être plus efficace dans l'intimité d'une petite salle comme celle de la montréalaise MainLine.

Mais continuons à parler du texte un peu. Les dialogues encore là, on nous avait prévenus sont trash. Ça sacre et c'est parfois un brin vulgaire. Pas de problème avec ça, mais il y a clairement abus de «crisse de tabarnak». Et quand on abuse, on perd totalement l'effet recherché. Et ce n'est plus drôle.

Mélissa Dion Des Landes et Amélie Prévost sont bonnes, quoi qu'on a l'impression que la seconde en met parfois un peu trop. Un peu de retenue ne ferait pas tort. Les autres comédiens (Stéphane France, Gabriel Lessard et Jean-Guy Viau) sont accessoires.

En fin de compte, on décerne aux Grosses Geishas un A" pour l'audace, mais un C pour le reste. La pièce mérite très certainement de revivre, mais elle mérite aussi qu'on fasse un effort supplémentaire pour amener le texte à la hauteur du reste de la production.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer