Les bonnes personnes est un roman de quelque 220 pages ayant pour thème les relations amoureuses. Ou plutôt une rupture, celle de Paul et Charlotte, qui tentent tant bien que mal de continuer leur vie chacun de leur côté.
Particularité: le lecteur a droit tantôt au point de vue de l'une, tantôt à celui de l'autre. «C'était important pour moi de présenter les deux versions, souligne Véronique Papineau. Parce qu'il y a toujours deux côtés à la médaille. Une relation amoureuse, et même une relation tout court, ce n'est jamais facile, c'est très complexe. Et il n'y a jamais de bon et de mauvais. Chacun a ses failles et ses torts.»
«Comme une montagne»
En 2008, la trentenaire publiait un recueil de nouvelles, Histoires avec un chat dedans (sauf une) aux éditions Boréal, très bien reçu par la critique. Il lui a toutefois fallu quatre ans pour accoucher de son deuxième ouvrage.
«Au début, je voyais ça comme une montagne, écrire un roman, raconte l'auteure. Mais je me suis assise et j'ai essayé de traiter chaque chapitre comme une nouvelle. Le plus difficile a été de garder le même souffle tout au long. Mais contrairement à la nouvelle, à laquelle je ne reviens pas lorsqu'elle est terminée, je revenais souvent sur les chapitres de mon roman.»
Cette aventure a néanmoins beaucoup plu à la nouvelle romancière. «J'ai eu beaucoup de plaisir à être complètement absorbée dans la même histoire pendant longtemps, à essayer d'approfondir les personnages, à comprendre leur personnalité», soutient-elle.
Et puis, le roman, c'était son objectif de départ, ajoute celle qui travaille à la révision du magazine La Semaine. «Depuis le début, je sais que c'était naturellement l'endroit où je devais m'en aller, et qu'après Histoires avec un chat dedans (sauf une), c'était entendu que le prochain allait être un roman.»
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